Magie – 1ère partie

This entry is part 12 of 13 in the series Création de monde

Magie

Lois de la magie

  • Quelles choses la magie ne peut-elle pas faire ? Quelles sont les limites de la magie ? Comment les magiciens essayent-ils de contourner ces limites ?
  • Quel est le prix à payer pour devenir magicien ? Des années d’étude, le célibat permanent, écourter leur vie ou perdre de la mémoire à chaque sort, etc. ? Est-ce que les gens essaient parfois de passer outre ce prix ?
  • Y a-t-il une différence entre les miracles et la magie ? Si oui, comment sont-ils distingués ?
  • D’où vient la magie : des dieux ? de la « mana » du monde ? de la volonté ou de la force vitale du magicien ? d’ailleurs ? La magie est-elle une ressource épuisable ? Si un magicien doit alimenter ses sortilèges grâce à sa propre volonté, sa force vitale ou sa santé mentale, quels effets cela aura-t-il à long terme sur la santé et/ou la stabilité du magicien ? Les différentes races/espèces tirent-elles leur magie de différentes sources, ou est-ce que tout le monde utilise la même ?
  • Comment un magicien exploite-t-il son pouvoir magique ? Devenir un magicien exige-t-il un rite de passage (investir sa puissance dans un objet, être choisi par les dieux, construire ou recevoir un lien permanent avec la source de puissance) ou cela se produit-il naturellement (comme l’aboutissement de longues études ou comme partie de grandir ?
  • Que devez-vous faire pour jeter un sort : créer un rituel élaboré, réciter de la poésie, mélanger les bons ingrédients dans un pot ? Doit-on absolument posséder quelque chose – comme un bâton, une baguette magique, un familier, une boule en cristal – avant de jeter un sort ? Si oui, d’où et comment les nouveaux magiciens obtiennent-ils ces choses ? Est-ce qu’ils les font, les achètent à des artisans, héritent de ceux de leurs professeurs, ou les commandent à Fournitures Magiques SA ?
  • Y a-t-il une limite au nombre de magiciens dans le monde ? Quelle est-elle ? Pourquoi ?
  • Combien de temps cela prend-il pour jeter un sort ? Les charmes peuvent-ils être mis de côté pour un usage ultérieur et instantané ? Créer un sort demande-t-il un long rituel, ou la magie est-elle plutôt du genre « je pointe et je tire » ?
  • Deux magiciens ou plus peuvent-ils combiner leur puissance pour jeter un sort plus puissant, ou la magie est-elle faite seulement individuellement ? Qu’est-ce qui rend un magicien plus puissant que des autres ? La connaissance de plus de sorts, la capacité de manipuler de plus grands niveaux de puissance, avoir un dieu plus puissant comme patron, etc. ?
  • Pratiquer la magie a-t-il un effet néfaste sur le magicien (tel qu’une dépendance, un plongeon progressif dans la folie, ou une espérance de vie diminuée) ? Si oui, y a-t-il une manière d’empêcher ces effets ? Les effets sont-ils inévitables pour tous les magiciens, ou affectent-ils seulement ceux qui ont une certaine sorte de prédisposition ? Progressent-ils à la même vitesse chez chacun ? Sont-ils universels, ou certaines espèces (nains, elfes, ou autre) sont-elles immunisées contre ces effets néfastes ?
  • Que connaît-on au sujet des lois de la nature, de la physique, et de la magie ? Quelle proportion de ce qui est de notoriété publique est erronée (par exemple, les idées d’Aristote au sujet de l’anatomie humaine, qui étaient fausses mais admises pendant des siècles) ?
  • Quelles classes générales de magie sont pratiquées (par exemple, les potions de plantes, la magie rituelle, la magie alchimique, la démonologie, la nécromancie, etc.) ? Est-ce que certaines fonctionnent mieux que d’autres, ou une seule sorte fonctionne-t-elle réellement ?
  • Certains genres de magie sont-ils pratiqués seulement ou principalement par un sexe plutôt que l’autre ? Par race plutôt qu’une autre ? Est-ce que c’est en raison de capacités innées, de préférences personnelles, ou de la législation ?
  • La capacité magique ou la puissance d’un magicien change-t-elle avec le temps ? Par exemple, en augmentant ou en diminuant pendant la puberté, ou avec l’âge ? Un magicien peut-il « épuiser » toute sa magie, cessant de ce fait d’être un magicien ? Si ceci se produit, que fait l’ex-magicien ? Il meurt, il prend sa retraite, il décide d’enseigner, il entame une nouvelle carrière, il monte une boîte de consulting en freelance ?
  • La capacité à faire de la magie peut-elle être perdue ? Si oui, comment – en en faisant trop, en faisant un burn out, après des dommages cérébraux causés par de la fièvre ou un coup, etc. ?
  • La capacité à faire de la magie peut-elle être ôtée ? Si oui, comment et par qui ? (Exemple traditionnel : certains sortilèges qui peuvent seulement être pratiqués par des vierges -> violer une de ces sorcières la priverait de son pouvoir.)

Magiciens

  • Pratiquer la magie a-t-il un effet néfaste sur le magicien (tel qu’une dépendance, un plongeon progressif dans la folie, ou une espérance de vie diminuée) ? Si oui, y a-t-il une manière d’empêcher ces effets ? Les effets sont-ils inévitables pour tous les magiciens, ou affectent-ils seulement ceux qui ont une certaine sorte de prédisposition ? Progressent-ils à la même vitesse chez chacun ? Sont-ils universels, ou certaines espèces (nains, elfes, ou autre) sont-elles immunisées contre ces effets néfastes ?
  • Quel est le prix à payer pour devenir magicien ? Des années d’étude, le célibat permanent, écourter leur vie ou perdre de la mémoire à chaque sort, etc. ? Est-ce que les gens essaient parfois de passer outre ce prix ?
  • Comment les différentes religions voient-elles la magie, le cas échéant ? Y en a-t-il qui l’interdisent ? Pourquoi ou pourquoi pas ? Y en a-t-il qui exigent des prêtres/prêtresses d’être des magiciens ? Y en a-t-il qui interdisent aux magiciens certaines fonctions religieuses, voire toutes ?
  • Combien de temps faut-il pour apprendre la magie ?
  • La magie est-elle une profession, un art, ou juste un boulot ? Quel est le statut accordé aux magiciens dans cette société ? Sont-ils l’équivalent des avocats véreux, des politiciens, et des vendeurs de voiture d’occasion, sont-ils considérés comme des ouvriers de la classe moyenne, ou sont-ils respectés et admirés ?
  • Est-ce que les magiciens sont organisés ? Comment ? À quelle hiérarchie, le cas échéant obéissent-ils ? Que se produit-il si la personne/les personnes au sommet de cette hiérarchie sont tuées ? Qui leur succède ? Quand ?
  • Est-ce que n’importe qui peut devenir un magicien, ou doit-on être né avec un certain talent ou un don ?
  • Les différentes races/espèces intelligentes sont-elles bonnes dans différents types de magie ? Si oui, quels types sont associés à quelles races/espèces ? Y a-t-il des espèces qui emploient la magie plus ou moins inconsciemment ? (par exemple, les dragons employant la magie pour voler sans en avoir conscience, ou les loups-garous utilisant la magie pour leur transformation ?)
  • Est-ce qu’on peut gagner sa vie en pratiquant la magie, ou doit-on avoir une autre source de revenus ? S’il est possible d’en vivre, qu’en fait-on ? Fabrication d’épées magiques, pluie pour les fermiers locaux ? À quoi ressemble le marché du travail pour un magicien ? Quel est le revenu moyen d’un magicien, relativement au reste de la société ?
  • Les magiciens sont-ils une force dans la politique, ou sont-ils au-dessus d’elle ? Y a-t-il une politique nationale qui tourne autour de la magie/des magiciens (c.-à-d., qui essaie de proscrire, de protéger, ou de favoriser certains genres de magie, qui tente d’entraîner les magiciens dans l’armée d’un dirigeant, qui accorde leur licence aux magiciens, etc.) ? Les magiciens ont-ils un lobby ? En ont-ils besoin ?
  • Est-il nécessaire d’avoir un permis pour être un magicien ? Si oui, est-ce que ça ressemble plus à un permis de conduire (quelque chose que presque tout le monde dans notre culture obtient en âge de conduire) ou comme une licence de médecine (quelque chose que seul un petit pourcentage de la population obtiendra jamais) ? Qui certifie les magiciens : le gouvernement, la guilde/l’ordre du magicien, les prêtres locaux ?
  • Comment le peuple voit-il les magiciens ? Sont-ils des gentils, des méchants, des Chuck Norris (appelés uniquement pour se débarrasser des dragons), de simples ouvriers, des universitaires dans leur tour d’ivoire, des parasites qui font pleuvoir quand vous labourez, des gens dangereux dont il faut s’éloigner ?
  • Comment devient-on sorcier/magicien ? Est-il nécessaire d’avoir un talent inné, d’étudier et de travailler dur, de pratiquer, ou tous les points ci-dessus ?
  • Est-ce que les magiciens sont bannis de certains types de professions ou bureaux gouvernementaux ? Quelques professions gouvernementales exigent-elles d’être exercées par un magicien ?
  • Si la magie requiert un apprentissage, où allez-vous pouvoir l’apprendre ? Comment les gens financent-ils leur formation ? Y a-t-il un système d’apprentissage, ou y a-t-il des écoles de magiciens, ou des cours particuliers/des cours sous tutelle ? Un magicien non formé est-il dangereux, ou juste une personne ordinaire ?
  • Les magiciens ont-ils une langue spéciale qui est employée pour la magie ? Si oui, où l’apprennent-ils ? Est-il est sûr de parler dans cette langue, ou est-ce que tout ce qui y est dit devient automatiquement un sortilège ? Si oui, comment cette langue peut-elle être enseignée sans risque à de nouveaux étudiants ?
  • Est-ce que la magie est considérée comme une science, ou les scientifiques et les magiciens sont des ennemis ou des rivaux ? Magie et science sont-elles compatibles ? Jusqu’à quel point la présence de la magie, des objets magiques et des magiciens remplace-t-elle la technologie ? (par exemple, un coffre enchanté pour garder son contenu au froid pourrait remplacer le réfrigérateur) Est-ce une technologie qui fait double emploi ? Une technologie qui vient en supplément ?
  • Les magiciens sont-ils au-dessus ou en dessous de la loi ? C’est-à-dire : ont-ils des droits pleins en tant que citoyens, pas de droits du tout, ou peuvent-ils faire ce qu’ils veulent sans se préoccuper des droits des autres ?
  • La puissance relative d’un pays ou d’un dirigeant est-elle habituellement mesurée par la taille de l’armée, le nombre et la compétence de ses magiciens, ou la somme d’argent à sa disposition ?
  • Deux magiciens ou plus peuvent-ils combiner leur puissance pour jeter un sort plus puissant, ou la magie est-elle faite seulement individuellement ? Qu’est-ce qui rend un magicien plus puissant que des autres ?
  • Que devez-vous faire pour jeter un sort : créer un rituel élaboré, réciter de la poésie, mélanger les bons ingrédients dans un pot ? Doit-on absolument posséder quelque chose – comme un bâton, une baguette magique, un familier, une boule en cristal – avant de jeter un sort ? Si oui, d’où et comment les nouveaux magiciens obtiennent-ils ces choses ? Est-ce qu’ils les font, les achètent à des artisans, héritent de ceux de leurs professeurs, ou les commandent à Fournitures Magiques SA ?
  • D’où vient la magie : des dieux ? de la « mana » du monde ? de la volonté ou de la force vitale du magicien ? d’ailleurs ? La magie est-elle une ressource épuisable ? Si un magicien doit alimenter ses sortilèges grâce à sa propre volonté, sa force vitale ou sa santé mentale, quels effets cela aura-t-il à long terme sur la santé et/ou la stabilité du magicien ? Les différentes races/espèces tirent-elles leur magie de différentes sources, ou est-ce que tout le monde utilise la même ?
  • Comment un magicien exploite-t-il son pouvoir magique ? Devenir un magicien exige-t-il un rite de passage (investir sa puissance dans un objet, être choisi par les dieux, construire ou recevoir un lien permanent avec la source de puissance) ou cela se produit-il naturellement (comme l’aboutissement de longues études ou comme la puberté ?
  • La capacité magique ou la puissance d’un magicien change-t-elle avec le temps ? Par exemple, en augmentant ou en diminuant pendant la puberté, ou avec l’âge ? Un magicien peut-il « épuiser » toute sa magie, cessant de ce fait d’être un magicien ? Si ceci se produit, que fait l’ex-magicien ? Il meurt, il prend sa retraite, il décide d’enseigner, il entame une nouvelle carrière, il monte une boîte de consulting en freelance ?
  • La vie d’un magicien est-elle normalement plus longue ou plus courte que la moyenne ? Pourquoi ? Est-ce que cela varie pour les différentes races/espèces ? Y a-t-il des races/espèces dans lesquelles tous les membres sont magiciens ?
  • Y a-t-il des modes/manies dans la magie – les sortilèges à base de plantes sont-ils « in » cette année et les sortilèges rituels « has been » ou vice versa ?
  • Certains sortilèges (par opposition à la magie en général) sont-ils illégaux ? Pourquoi ? À cause des effets du sort, à cause des ingrédients ou des procédés nécessaires à sa création, etc. ? Si oui, comment un magicien criminel serait-il démasqué ? Appréhendé ? Puni ? Attraper et punir les magiciens criminels est-il la responsabilité de la guilde du magicien, ou les cours ordinaires doivent-elles s’en charger ?

Fantasy Worldbulding questions est la propriété de Patricia C. Wrede, merci de ne pas redistribuer le questionnaire original ni sa traduction qui a été publiée ici avec son accord exclusif.

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La méthode dite « du flocon » expliquée et illustrée – Étape 6

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L’étape 6 – Développer les résumés des personnages en synopsis (1-2 j)

Bon, ça ne devrait pas vous prendre de court, finalement, il y a une certaine logique dans cette progression, non ?

– Côté histoire : Une phrase => (devient) => un paragraphe => (devient) => un petit synopsis.

– Côté personnages : une phrase => un paragraphe =>  un petit synopsis 😉
(Avec, il est vrai, l’ajout de la mini-fiche informative qui, devinez quoi ? => (deviendra) => une fiche complète.)

Il s’agit, comme vous l’avez deviné, de reprendre le petit paragraphe de chaque personnage (voir étape 4) et de le développer chaque fois en un court synopsis. Une page par personnage principal, une demi-page pour les personnages de second plan. Ces synopsis doivent montrer ce que leurs personnages vivent au cours de l’histoire selon leurs points de vue distincts.

Vous pouvez, et probablement devrez, revenir en arrière à tous moments pour réaligner certaines étapes en fonction de ce que les personnages vont vous imposer à vous et au récit. Une fois terminé, vous êtes désormais en possession de plusieurs fils conducteurs pouvant relater les événements de votre histoire. Vous avez désormais une référence précise de qui est où et fait quoi à quel moment de l’histoire.

Exemple

Synopsis d’Eugene Black :

« Black vit en seigneur dans sa mansion, entouré de majordomes, de domestiques et de sbires tous prêts à exaucer ses moindres vœux. Il est à la tête du plus grand consortium financier jamais créé. Une entité illégale dont il cache la véritable emprise au travers de ténébreux réseaux d’associations, fonds de pensions, partenariats, succursales, banques, dépôts, entrepôts et industries afin de passer au travers des mailles de toutes les lois antitrust. Il peut écraser ou racheter la moindre start-up, le moindre concurrent, au gré de son humeur. Il a la mainmise sur la politique, l’économie, les médias, l’art, mais son occupation du moment est la manipulation géopolitique. Une occupation mise à mal depuis peu.

En jouant entre émeutes, coups d’État et attentats, Black a pour habitude de profiter du chaos qui règne entre le déclenchement de grands événements et l’arrivée des aides humanitaires pour conduire toutes sortes d’actions allant du trafic d’objets à l’exploitation illégale de certains sites en passant par la signature de contrats sous le manteau et l’établissement de personnes d’intérêts, toujours les siens, aux rênes du pouvoir. Mais les derniers soulèvements au Moyen-Orient n’ont pas été à la hauteur de ses attentes. L’ONU, anormalement rapide, a su intervenir – et parfois même enrailler rapidement – des situations épineuses. C’est ainsi qu’il découvre le projet très spécial d’un génie travaillant pour l’organisation et dont les travaux de modélisation et de probabilité sont sans doute à l’origine de ces interventions. Il comprend ce qu’un tel potentiel, utilisé sur les marchés économiques, pourrait lui apporter. Il multiplie les offres pour acquérir les services du chercheur, mais il est systématiquement éconduit par la femme de ce dernier et décide de la faire assassiner sous couvert d’une agression. Black n’a alors plus qu’à prendre le mari dans ses filets et le faire travailler pour lui. Mais quelle n’est pas sa surprise de découvrir un tout autre potentiel de ce génie hors du commun !

Brisé par la perte de sa femme, le savant a fait le pari fou de revenir dans le temps pour empêcher son meurtre. Voyager dans le temps ? Le Graal de la toute-puissance. Black décide de soutenir le projet par tous les moyens pour s’en approprier les résultats. Petit à petit, les desseins s’avèrent plus réduits, mais lui offrent une opportunité nouvelle jusque-là profondément enfouie dans la noirceur de son être : marcher à nouveau ! L’invention permet de propulser la conscience d’un individu dans son propre corps à travers le temps. Les tests concluants, il décide de faire tuer le scientifique.

Le savant s’échappe et Black sait que s’il parvient à sauver sa femme, toute son œuvre de voyage temporel ne verra jamais le jour. Il envoie donc l’un de ses sbires sur les traces du scientifique afin de l’empêcher de parvenir à ses fins. La machine en sa possession, il pourra non seulement revenir à une époque qui précède son accident, mais aussi faire des placements avisés et asseoir encore plus sa domination en anticipant tous les événements. »

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À visiter pour bien commencer la nouvelle année !

Après une semaine de congés, l’équipe d'[Espaces Comprises] vous propose une petite sélection de sites et blogs qui valent le détour… Pour commencer 2013 du bon pied !
 

Les blogs littéraires (une sélection sérieuse, pour commencer)

Flic de quartier

Le blog d’Yves-Patrick Delachaux, flic et écrivain. Il y présente ses textes, ses témoignages et son regard sur le monde. À lire.

Les Surbookées

Où des professionnelles du livre parlent de leurs lectures et pérégrinations, dans la joie et la bonne humeur… Parce qu’il n’y a pas que le travail dans la vie !

Imaginelf

Excursions littéraires dans l’imaginaire, chez les petits et les grands éditeurs. De bonnes chroniques et de la bonne lecture, que demander de plus ?

Les tumblr livresques (où la sphère du livre s’en donne à cœur joie)

Les boloss des belles-lettres

Les grands classiques « traduits » en langage des cités.

Des auteurs

Parce qu’en vrai, nous sommes comme ça.

LOL books

Les LOLcats, en mieux !

De l’édition

On peut rire de tout, même de l’univers impitoyable de Dallas l’édition française !

De l’édition numérique 

Les nouveaux formats ont droit à leur Tumblr rien qu’à eux !

La Blogosphère littéraire

Parce qu’on n’oublie pas nos chers blogueurs !

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La méthode dite « du flocon » expliquée et illustrée – Étape 5

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L’étape 5 – Développer la 4e de couverture en un synopsis de l’intrigue (1j)

Avec les personnages principaux ébauchés, vous devriez maintenant avoir une bonne vision générale d’où va votre histoire et notamment, si elle fonctionne dans les grandes lignes (ou pas). Cet investissement de quelques heures peut vous faire économiser des mois d’écriture avant de vous apercevoir que le récit tombe à l’eau.

Continuons notre cheminement logique : il est temps de mêler  l’intrigue générale avec celles des personnages pour obtenir un petit synopsis de référence. Rien de bien long, une ou deux pages maxi, une touche supplémentaire qui sera elle aussi détaillée par la suite en un synopsis complet.

Reprenez votre paragraphe de l’étape 3 et tâchez d’en faire un synopsis de quatre paragraphes.

  • Développez la 1ère et 2nde ligne ensemble dans un premier paragraphe ;
  • Développez les lignes 3, 4 et 5 chacune en leur propre paragraphe.

Cela devrait donner :

  • Trois paragraphes (lignes 1+2, 3 et 4) qui s’achèvent chacun sur l’un de vos écueils ;
  • Un dernier paragraphe (ligne 5) qui s’achève par le dénouement lui-même.

Soyez explicite. C’est un outil pour vous, pas un exercice littéraire. Le style n’a pas besoin d’être soigné et chaque mot pesé comme pour votre manuscrit final. Dû à mon passé canadien, il m’arrive d’avoir carrément des mots ou des phrases en anglais dans mon document de conception, ce n’est pas un problème, c’est pour MOI ! Le document de conception N’EST PAS À PARTAGER, ni avec un éditeur ni avec un agent littéraire, c’est le journal intime de votre roman. Bâtissez-le comme vous l’entendez et comme il vous sera le plus facile à utiliser. Quand viendra le moment de préparer une fiche de présentation de votre roman pour partir à la pêche aux éditeurs, vous verrez que ce travail pourra servir. Moyennant un simple effort pour remettre le tout au propre, tous les éléments seront déjà à votre disposition, un gain de temps appréciable.

Idées et toujours… CONFLIT !

C’est le moment de faire évoluer les idées et de développer le conflit, n’en restez pas aux principaux écueils utilisés jusque-là et qui ne sont autres que :

  • « L’incident déclencheur » (écueil #1, la situation qui fait basculer le protagoniste dans le récit) ;
  • « Les éléments perturbateurs » (écueils #2 et #3, qui sont les échecs principaux à l’avancée de la résolution) ;
  • « Le point culminant » (climax final ou tout se joue / est dévoilé).

Injectez dans chaque paragraphe de nouvelles idées, directions, conflits et obstacles locaux, tensions…

Vous devriez maintenant avoir une histoire solide entre les mains. Toutes les zones sont en place sur le tableau. Il est temps de poser les grosses brosses, de choisir des pinceaux plus fins et de commencer à détailler un peu les traits sur la toile.

Exemple

« Kevin Craft est un génie à part qui, sans le support inconditionnel de sa femme, serait sans doute juste une autre âme errante aux fins fonds d’un asile miteux, rejeté par cette société dont il ne comprend pas les règles. Sous sa tutelle, le sociopathe a pu s’épanouir et briser de remarquables limites en matière de modélisation informatique et projection statistiques. Subventionnés par l’ONU, ils appliquent ses recherches à la prédiction des grands maux de notre époque dans l’espoir que l’organisme puisse sauver des vies en prévenant des catastrophes majeures. Rythmé au fils chaotique de la psyché de Kevin, le couple vit une vie marginale, mais heureuse. Elle sereine de son choix et son rôle important, lui plus fonctionnel qu’il ne l’a longtemps été. Un soir de gala, Kevin, pris dans ses travaux, laisse sa femme partir en avant et c’est le drame. Elle est attaquée et assassinée dans une ruelle adjacente au bâtiment où se déroule l’événement.

Livré à lui-même et son chagrin, Kevin est incapable de gérer la situation, il n’a tout simplement pas les outils et facultés sociales nécessaires. Les conversations les plus banales et les interactions quotidiennes lui sont déjà un effort surhumain, alors des démarches policières à l’enterrement, de la succession au suivi quotidien de la maison, il est en territoire inconnu. L’entourage d’abord compréhensif se lasse rapidement de son comportement. Peu à peu, il sombre, se renferme, redevient le phobique social qu’il était, rongé de l’intérieur par une pensée très simple : il est le seul responsable de la mort de sa femme. S’il avait été là, s’il l’avait suivie, rien de tout ceci ne serait arrivé. Abusant de ses droits et prérogatives, il utilise le matériel de son labo pour modéliser les événements autour de l’incident, outrepassant toutes les lois sur la vie privée. Il récolte la moindre parcelle d’information pour parfaire son modèle. Exaspérés par son comportement, ses responsables décident de le suspendre du projet et exige qu’il se fasse suivre par un psychiatre avant d’envisager son retour.

Kevin ne peut se résoudre à abandonner, son esprit ne le lui permettrait pas de toute façon, il est entré dans un état obsessionnel intense. Aucune action, aucune notion ne peuvent le dissuader d’atteindre son but. Il va utiliser ses algorithmes pour projeter sa conscience dans le passé, « posséder » son propre corps quelques minutes, juste au bon moment pour éviter le drame. Pour cela, il lui faut voler ses dernières simulations, toujours emprisonnées au cœur des systèmes de l’ONU, et trouver des financements pour monter rapidement le matériel nécessaire à son expérience. Lorsqu’il est contacté par le magnat d’un mystérieux consortium, désireux de savoir s’il voudrait appliquer ses recherches probabilistes à des fins plus lucratives, il n’hésite pas une seconde et s’engage avec le troublant Eugene Black. Ce dernier l’espionne de près et comprend vite que la réelle motivation du chercheur est de briser la barrière du temps, un pouvoir auquel Black ne saurait résister et dont il décide de s’emparer.

Les expériences progressent et Kevin approche du but en surmontant les difficultés techniques grâce à l’appui de Black qui ne recule devant aucun crime pour lui procurer les composants les plus rares. Le soir de son premier test, Kevin se projette quelques minutes dans le futur et surprend sa propre mise à mort par les sbires du magnat. De retour dans le présent, il n’a que le temps de se projeter, cette fois dans le passé. Une seule et unique chance de tout régler. S’il parvient à sauver sa femme, rien de tout ceci n’arrivera et la vie reprendra son cours normal, sans Black et sans voyage dans le temps. De retour au labo quelques semaines plus tôt, il réincarne son corps juste après le départ de sa femme, lâche tout et se précipite à sa suite. Il est arrêté à la sortie du bâtiment par l’un des sbires de Black et ne peut, impuissant,  que regarder sa femme quitter le parking vers une destinée toute tracée… »

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