Étapes de création d’un ebook – 3e partie

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3e étape : la vérification

Testez votre fichier sur des liseuses, en examinant plus particulièrement les passages en italique, pour vérifier s’ils ont bien été conservés. Je recommande aussi de tester le chapitrage sur la liseuse (il existe une application Kindle pour PC et Mac et des applications pour lire des epubs sur ordinateur, mais rien ne vaut la liseuse).

Sigil vous permet aussi de vérifier vos epubs, pour être sûr qu’ils seront acceptés au niveau qualité technique, notamment par Apple. Cela ne préjuge cependant pas du contenu, et ne vous dispense en rien de le vérifier.

4e étape : la distribution

Je distribue en ce moment sur Amazon, Apple, Kobo/la Fnac, Smashwords (uniquement sur leur site, je n’utilise pas les fonctions de distribution externe de Smashwords car la gestion des DRM n’est pas transparente avec eux), YouScribe et Chapitre.com.

La distribution externe, qu’est-ce que c’est ? Ce sont tous les sites comme Smashwords ou Immatériel qui vous proposent de réaliser eux-mêmes vos fichiers ebooks et de les distribuer sur Apple, Amazon, Kobo, Bookeen et les autres. Cela rajoute un intermédiaire, est susceptible de rallonger les délais de paiement et amoindrit votre redevance d’auteur. Vous y perdez aussi en autonomie et en indépendance, raisons pour lesquelles je les évite.

Pour Chapitre, il faut les démarcher directement. Pour Apple, Amazon et Kobo, ils mettent à disposition des sites. Attention, pour Apple, il vous faudra utiliser l’application iTunes Producer à partir d’un Mac exclusivement si vous voulez distribuer chez eux (le site iTunes Connect est quant à lui accessible à partir d’un PC, et permet de consulter ses ventes et de modifier le prix des ebooks, ainsi que les pays vers lesquels vous distribuez). Il vous faudra également un numéro de taxe US de type EID. Je sais, c’est contraignant. Ce n’est nécessaire que pour Apple. Il vous faut pour cela vous rendre sur le lien figurant dans l’article et renvoyer le formulaire. Vous pouvez passer par l’ambassade des États-Unis pour cela.

Je n’utilise pas Numilog, car il faut payer pour qu’ils vous fassent les conversions. Toutes ces plates-formes permettent en tout cas de distribuer sans DRM – les DRM sont les fameux verrous numériques censés empêcher la copie des livres, mais qui ne font selon moi que nuire à l’expérience des lecteurs, notamment en limitant leurs possibilités de conserver leurs fichiers. Je recommande d’indiquer dans la description des livres sur Amazon que vos fichiers sont sans DRM (si c’est le cas, bien sûr).

Amazon KDP

Kobo Writing Life

Smashwords

YouScribe

Apple

À l’intérieur de ces sites, n’oubliez pas de rentrer vos coordonnées bancaires pour être payé. Tous procèdent par virement électronique, mais si l’on est de la vieille école, il est aussi possible de réclamer le paiement par chèque pour Amazon, par exemple (le seuil minimum de ventes est alors plus important).

Toujours à l’intérieur de ces sites (sauf Smashwords et YouScribe, où je recommande la distribution sur le site, sans plus, et ce afin de conserver vos marges), optez pour la distribution mondiale si l’on vous en offre la possibilité, cela vous permettra de gagner du temps. En général, il s’agit juste d’une case à cocher pour que votre ebook soit téléchargeable dans un maximum de pays.

Cet article ne prétend pas être exhaustif. Vous êtes auteur indépendant. À vous de mettre un peu les mains dans le cambouis, de fouiner, d’obtenir sur Internet les différents tutoriels pour en savoir plus sur chaque sujet.

Par expérience, les différents logiciels ou plugins évoqués ici sont simples d’utilisation et ne nécessitent aucune notion de programmation. Si quelqu’un qui ni connaît rien comme moi a pu y arriver, vous devriez vous en sortir.

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Scénarisation, la dramaturgie au service des auteurs – ETAPE 4

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Étape 4 – Développer le récit (la charpente) (1j)


Développer les éléments des fondations (étape 2) sur environ 4 pages (1+2+1) en retraçant les actes, les nœuds dramatiques (élément déclencheur, passage premier-deuxième acte, climax…), l’objectif et les enjeux, le tout pour les principaux personnages.

Exploiter à fond la situation, les lieux et les personnages.

Une fois passé l’élément déclencheur, ce sont les actions du protagoniste essayant de surmonter ses obstacles qui devraient lui en ajouter d’autres, et non simplement survenir d’eux-mêmes.

Les conflits doivent aller croissant (en force, pas spécialement en nombre).

Ce petit récit doit répondre à plusieurs questions :

  • L’objectif est-il clair ?
  • Les obstacles (et donc le conflit) sont-ils bien définis ?
  • Y aura-t-il une réponse émotionnelle à l’histoire de la part du public ?
  • L’histoire n’est-elle pas trop prévisible ?
  • Les évènements sont-ils cohérents et plausibles (pas forcément possibles, mais réalistes selon les critères de l’univers dépeint) ?
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Étapes de création d’un ebook – 2e partie

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2e étape : la conversion

Le moyen le plus simple revient à utiliser le site Feedbooks, à y copier/coller vos documents, à les publier gratuitement, juste le temps de récupérer les fichiers epub et Kindle, puis à les retirer du site.

C’est cependant une solution qui reste amateur, valable si vous souhaitez juste offrir un extrait de vos textes en format numérique sur votre site, mais pas si vous souhaitez vendre – les fichiers créés par ce biais comporteront la mention Feedbooks.

Je recommande de créer des fichiers sans DRM (digital rights management, verrous numériques). Les DRM empêchent en effet la conversion et la sauvegarde des fichiers ebook par les lecteurs, ce qui est préjudiciable pour ces derniers, et sont aisément contournés par les pirates de tous bords.

Amazon est le seul distributeur à permettre la conversion directement à partir de fichiers Word (.doc). Personnellement, je préfère utiliser le logiciel Mobipocket creator. Il existe un tutoriel en anglais que je recommande. Si j’utilise Mobipocket, c’est qu’il me permet de compresser au maximum mes fichiers Kindle, ce qui diminue mes « frais de livraison » à chaque vente d’ebook sur Amazon et améliore ma marge.

Vous n’êtes pas obligé(e) d’utiliser la table des matières de Mobipocket. En utilisant les feuilles de style de Word, il y a moyen de créer un sommaire comportant des hyperliens pour chaque titre de chapitre. Il n’est pas indispensable de le faire, mais cela facilite la navigation à l’intérieur du livre et c’est plus professionnel.

Il importe de remplir les champs de métadonnées quel que soit le distributeur. Les métadonnées correspondent à la signature numérique de votre fichier. Par exemple, pour un fichier de type Word, vous accédez aux propriétés pour savoir qui est le créateur du document. Les métadonnées sont un peu plus étendues : elles comprennent non seulement le nom de l’auteur, mais celui de l’éditeur s’il y a lieu, l’ISBN, la description du livre (quatrième de couverture), et parfois même la couverture, que vous pouvez y intégrer directement.

En théorie, on peut se passer des métadonnées internes au fichier epub, car tous ces renseignements, il vous faut les communiquer de nouveau dans les champs appropriés sur les sites ou fichiers excel des distributeurs concernés. Il n’est en général pas nécessaire d’intégrer la couverture de l’ebook dans les métadonnées. Attention, pour Apple, non seulement ce n’est pas nécessaire mais il ne faut pas le faire, sous peine de voir votre fichier epub refusé (oui, Apple utilise l’epub, un format commun aux PC et Mac, tout comme les fichiers .RTF).

Votre fichier de départ doit être « propre », c’est à dire que les polices de caractère prises en compte par les ebooks sont basiques, pas au-delà de la taille 14, les lettrines ne sont pas prises en compte, et les césures ne sont pas définies par vous, mais par le matériel utilisé (liseuse). Ainsi, la Kindle Paperwhite ne pratique pas la césure, là où les dernières Bookeen et Kobo proposent l’option. Dans le corps du texte de votre traitement de texte, veillez à ce que le style reste partout sur « standard », et ce afin d’éviter les surprises.

J’ai tendance à inclure une présentation de l’ouvrage (de type quatrième de couverture) au début de l’ebook (je parle ici du corps du livre), afin que le lecteur sache de quoi il s’agit s’il ne l’a plus lu depuis longtemps. Je le fais, même si j’ai déjà rentré la présentation dans le champ de métadonnées de l’ebook.

À des fins promotionnelles, je rentre aussi la description de mes autres ouvrages en fin de fichier, avec des liens hypertextes vers mon site et mon blog. Il est aussi possible de procéder à des échanges de présentation avec d’autres auteurs, afin d’essayer de «  partager le lectorat  ».

Pour les fichiers EPUB, auparavant, j’utilisais le logiciel Calibre couplé au logiciel Sigil. Calibre permet d’assurer une conversion de manière simple (personnellement, dans l’onglet présentation, je supprime l’interligne automatique entre paragraphes, pour resserrer le texte). Le logiciel Sigil ne travaille qu’à partir de fichiers epub déjà constitués. Il permet, avec l’onglet « Insert », puis « SGF Chapter marker », d’insérer très facilement des chapitres, puis de générer une table des matières sans avoir à le faire sous Calibre (moins fiable, selon mon expérience).

En ce moment, je bâtis mes fichiers epub directement à partir du traitement de texte que j’utilise, à savoir LibreOffice. Je continue à utiliser Sigil, mais juste pour la vérification finale de l’epub, même plus pour le chapitrage.

Pour cela, je suis allé récupérer le plugin Writer to ePub sur Internet. Puis dans l’onglet « Outils » de Libre Office, en sélectionnant « Gestionnaire d’extensions », je l’ai ajouté.

Il me suffit ensuite de créer tous mes titres de chapitres (juste les titres de chapitre, pas les chapitres entiers) à l’aide des feuilles de style en titre 1 (en limitant la police de caractère à la taille 14, les tailles supérieures n’étant de toute façon pas gérées par les ebooks) pour obtenir un chapitrage automatiquement. Je rentre les métadonnées, je laisse les préférences par défaut, je lance la conversion et c’est magique, tout se fait tout seul (l’epub est créé dans le même répertoire que celui du document converti). C’est une solution ultrasimple une fois que le plugin est installé, plus encore que de définir des hyperliens sous Word.

Et maintenant, les différents logiciels en images :

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Étapes de création d’un ebook – 1ère partie

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Vous êtes auteur édité de longue date, mais votre éditeur n’a pas inclus les droits numériques dans votre contrat d’édition, ou ne les exploite en aucune manière. Vous êtes jeune auteur et, en analysant le marché, vous vous êtes aperçu(e) que les ventes de liseuses numériques avaient décollé depuis 2011 en France, que l’ebook allait devenir dans le futur le moyen de distribution rêvé puisque ne comportant pas de retours et limitant considérablement le risque financier. Dans un cas comme dans l’autre, il est temps de proposer au public vos textes au format numérique. Voici donc quelques exemples parmi d’autres d’étapes de la création d’ebooks qui permettront aux auteurs d’ouvrages non illustrés de numériser leur(s) roman(s) de manière simple et rapide.

1ère étape : ISBN et exclusivité

Si j’ai tenu à lier le sujet du numéro ISBN, numéro d’identification de votre livre, à celui de la distribution exclusive ou non, c’est que le principal acteur du livre numérique, loin devant tous les autres en ce qui concerne la visibilité qu’il procure aux auteurs indépendants, Amazon, ne demande pas d’ISBN et propose une option d’exclusivité, appelée KDP Select.

En d’autres termes, pour ceux qui auraient à l’esprit de profiter des fonctionnalités de KDP Select, à savoir la gratuité de leur ouvrage pour une période promotionnelle de cinq jours maximum et la mise à disposition (contre paiement à chaque téléchargement) dans la bibliothèque de prêt du Kindle, en échange de l’exclusivité pour trois mois de leurs ouvrages sur Amazon, il y a matière à questionner l’utilité d’un numéro ISBN.

Que cela soit clair, je déconseille fortement l’exclusivité. Certes, les concurrents d’Amazon commencent seulement à comprendre que tous les auteurs indépendants réunis pèsent à peu près 25% des ventes d’ebooks, soit autant que les deux plus gros éditeurs aux États-Unis.

Certes, le modèle économique des concurrents d’Amazon semble lié au modèle des gros éditeurs, et les Kobo, Apple et consorts ne commencent à miser que très prudemment sur les auteurs indépendants, avec beaucoup de retard.

Mais le poids économique des auteurs indépendants va finir par faire pencher la balance. C’est irrémédiable. Aux États-Unis, l’essor de l’ebook est allé de pair avec la progression des ventes d’ebooks des auteurs indépendants, et le basculement des auteurs de milieu de liste vers l’autoédition.

Ainsi, dans le milieu de la SFFF (science-fiction, fantasy, fantastique), on estime que le seuil des 50% d’ebooks vendus par rapport aux livres papier a été dépassé outre-Atlantique.

Il est donc fort probable que la SFFF soit, avec la romance, les livres érotiques et le polar, le premier domaine à basculer du côté indépendant de la Force en France. Et dans ce cas, les concurrents d’Amazon suivront, contraints et forcés.

Donc, privilégiez le plus grand nombre de distributeurs possible, pour ne pas favoriser l’un d’eux, préserver votre future indépendance et ne pas nuire aux lecteurs qui ne possèderaient pas un Kindle. Faites en sorte de ne pas tarir les petits ruisseaux si vous voulez un jour avoir une grande rivière. En d’autres termes, ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier.

Vous pouvez récupérer le Formulaire d’autoédition pour le particulier demandeur d’un ISBN auprès de l’AFNIL : http://wwww.afnil.org, les numéros vous seront ensuite envoyés. Libre à vous de les utiliser pour les ouvrages numériques ou papier de votre choix. Les ISBN permettent en théorie un meilleur repérage de vos ebooks sur Internet, donc mieux vaut ne pas les négliger pour les distributeurs concurrents d’Amazon.

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Le droit de citation

Conformément au droit d’auteur, nul ne peut utiliser un texte sans l’accord express de son créateur. C’est un principe juridique, autrement dit une règle générale à appliquer dans tous les cas, du moins en théorie car il existe des exceptions au droit d’auteur, définies par l’article L 122-5 du code de la propriété intellectuelle.

La partie qui nous intéresse est l’alinéa 3, qui concerne le droit de citation, aussi appelé droit de courte citation. Décryptage.

1/ Le texte de loi

« Lorsque l’œuvre a été divulguée, l’auteur ne peut interdire :

[…]

3° Sous réserve que soient indiqués clairement le nom de l’auteur et la source :

a) Les analyses et courtes citations justifiées par le caractère critique, polémique, pédagogique, scientifique ou d’information de l’œuvre à laquelle elles sont incorporées ;

b) Les revues de presse ;

c) La diffusion, même intégrale, par la voie de presse ou de télédiffusion, à titre d’information d’actualité, des discours destinés au public prononcés dans les assemblées politiques, administratives, judiciaires ou académiques, ainsi que dans les réunions publiques d’ordre politique et les cérémonies officielles ;

d) Les reproductions, intégrales ou partielles d’œuvres d’art graphiques ou plastiques destinées à figurer dans le catalogue d’une vente judiciaire effectuée en France pour les exemplaires mis à la disposition du public avant la vente dans le seul but de décrire les œuvres d’art mises en vente ;

e) La représentation ou la reproduction d’extraits d’œuvres, sous réserve des œuvres conçues à des fins pédagogiques, des partitions de musique et des œuvres réalisées pour une édition numérique de l’écrit, à des fins exclusives d’illustration dans le cadre de l’enseignement et de la recherche, à l’exclusion de toute activité ludique ou récréative, dès lors que le public auquel cette représentation ou cette reproduction est destinée est composé majoritairement d’élèves, d’étudiants, d’enseignants ou de chercheurs directement concernés, que l’utilisation de cette représentation ou cette reproduction ne donne lieu à aucune exploitation commerciale et qu’elle est compensée par une rémunération négociée sur une base forfaitaire sans préjudice de la cession du droit de reproduction par reprographie mentionnée à l’article L. 122-10   »

2/ Ce qu’il raconte, en vrai

Ce texte fixe les conditions cumulatives – c’est-à-dire qui s’ajoutent les unes aux autres – que l’on doit remplir lorsque l’on effectue une citation.

« Lorsque l’œuvre a été divulguée »

Cela peut sembler élémentaire (mon cher Watson), pourtant ça ne l’est pas : toute œuvre que vous décidez de citer sans avoir demandé l’accord préalable de son auteur doit avoir été précédemment rendue publique. Toute citation d’une œuvre inédite sans avoir consulté son créateur au préalable et sans preuve écrite de cet accord sera assimilée à de la contrefaçon et punie comme telle. Vous devez respecter le droit de divulgation.

« Sous réserve que soient indiqués clairement le nom de l’auteur et la source »

Encore une fois, ce sont les bases : le respect du droit moral de l’auteur n’est soumis à aucune condition. Le droit de divulgation a déjà été abordé, il en va de même pour le droit de paternité : si vous choisissez de citer une autre œuvre de l’esprit, pensez à mentionner son titre et son créateur et n’hésitez pas à être précis : ajoutez le nom du traducteur s’il y a lieu, l’édition, le numéro de page, etc. On n’en dit jamais trop.

« Les analyses et […] citations justifiées par le caractère […] de l’œuvre à laquelle elles sont incorporées »

Autrement dit, vous ne pouvez pas citer autrui à tort et à travers sans la moindre raison valable. Lorsque vous employez les mots de quelqu’un d’autre, cela doit être pour illustrer votre propos de manière pertinente, en appuyant une argumentation ou en démontrant un point problématique. Dans le cas d’une création romanesque, cela peut être pour expliquer d’où vous tenez certaines de vos sources d’inspiration, ou bien par simple souci d’exactitude historique. Nombreux sont les auteurs qui s’inspirent de mythes, de légendes ou de faits réels. Citer des auteurs qui parlent de ces événements est considéré comme pertinent.

Les points b), c) et d) du texte de loi rejoignent le point a) : on considère que la citation utilisée dans un cadre journalistique, politique, administratif, académique ou judiciaire éclaire une démarche (d’information, de débat, d’instruction, etc.) et est donc justifiée.

« La représentation ou la reproduction d’extraits d’œuvres […] à des fins exclusives d’illustration dans le cadre de l’enseignement et de la recherche »

On rejoint ici le point précédent, mais il est important de remarquer que les organismes d’éducation et d’enseignement bénéficient de conditions particulières. En dehors des « œuvres conçues à des fins pédagogiques », les enseignants peuvent utiliser les textes pour leurs cours. Néanmoins, ils doivent pour cela s’acquitter d’une « rémunération négociée sur une base forfaitaire sans préjudice de la cession du droit de reproduction par reprographie mentionnée à l’article L. 122-10   ».

Encore un texte de loi, et oui. Pour vous clarifier les choses, seuls les établissements d’enseignement – désignés comme « société régie par le titre II du livre III et agréée à cet effet par le ministre chargé de la culture » – disposant d’une autorisation du ministère de la culture peuvent reproduire des œuvres littéraires.

« Les […] courtes citations »

C’est là que la loi devient singulièrement imprécise : qu’est-ce qu’une courte citation ? À quel moment cite-t-on une trop longue partie du texte ? Rien ne nous l’indique précisément. C’est à chacun d’apprécier ce qu’il considère comme suffisant : la loi ne tranchera, en la personne d’un juge, que s’il y a poursuites. L’idéal est donc de s’en tenir au « strict minimum », en ne citant que les parties absolument nécessaires du texte utilisé.

3/ Dernières précisions utiles

Ces dispositions relatives au droit de citation ne sont valables que pour les œuvres littéraires, autrement dit, ne sont pas concernées :

  • Les œuvres cinématographiques ;
  • Les œuvres musicales ;
  • Les œuvres graphiques et plastiques ;
  • Les bandes dessinées.

Pour ces dernières, le cas est bien particulier car non seulement la reproduction est toujours soumise à autorisation, mais en plus une vignette n’est pas considérée comme un extrait : c’est une œuvre à part entière.

Enfin, retenez bien que tout cela s’applique pour les textes du domaine privé : tout ce qui est du domaine public (et notamment les textes de lois) peut être reproduit dans son intégralité sans autorisation préalable… Et encore heureux, sinon je risquerais des poursuites rien que pour cet article!

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