Itinéraire d’un roman en ligne

Au cours des dernières années, beaucoup de personnes m’ont contactée pour me demander des conseils, pour me faire part de leur désir de mettre leurs propres écrits en ligne afin de se faire connaître. Après 11 ans d’existence, mon site (et par extension, mon roman) a acquis une certaine notoriété et reçoit environ 1 000 visites par mois (ça a un peu baissé depuis que je n’y publie plus de nouveaux chapitres).

Alors, publier son roman sur internet va-t-il vous apporter une certaine notoriété et vous ouvrir toutes les portes ? La réponse est claire : non.

Un peu d’histoire…

Quand j’ai décidé de mettre en ligne ma saga, nous étions alors en janvier 2002 et internet n’était pas ce qu’il est aujourd’hui. Les blogs n’existaient pas, php n’existait pas, Facebook non plus, et faire son propre site n’avait rien d’une partie de plaisir. En conséquence, il y avait beaucoup moins de sites qu’aujourd’hui, ce qui rendait la concurrence bien moins rude.

À l’époque, j’ai mis le roman en ligne plus pour m’amuser à faire un site et lui donner un contenu que pour vraiment recueillir des critiques. Une amie à moi avait fait de même (ce qui m’a donné l’idée de l’imiter, vu qu’elle se sentait un peu seule), puis une amie à elle, et une amie de cette amie, et nous nous sommes vite retrouvées à quatre à se partager nos quelques rares lecteurs.

Nous tournions alors en circuit plus ou moins fermé et c’était assez frustrant. Les trois autres ont arrêté, mais j’ai persévéré, ce qui n’a pas toujours été évident (mettre autant d’énergie dans quelque chose qui ne m’apportait strictement aucune satisfaction n’était pas facile). Un jour, j’ai décidé que si je voulais vraiment faire les choses, je devais les faire bien. Donc j’ai potassé des sites expliquant le référencement, j’ai acheté un nom de domaine (j’étais chez Free, comme beaucoup de gens à l’époque), j’ai commencé à faire un peu de promo…

En deux semaines, je suis passée de la fin de la page 36 sur Google pour « roman en ligne » à la troisième place. Tout de suite, les choses ont commencé à changer. Je me suis mise à fréquenter les forums, j’ai fait imprimer de jolies cartes postales et cartes de visite que j’ai distribuées sur les salons littéraires près de chez moi, puis moins près…

Faire la promo du site a été un véritable investissement, à la fois en temps, en énergie, et m’a coûté des sous, mais au final, les visites ont enfin décollé.

Du coup, oui, ça a marché, mais à quel prix ! J’ai eu la chance d’être au bon endroit au bon moment (début du web « populaire »), d’avoir les compétences requises pour mettre en place une structure (d’abord un site internet au design assez moyen sans trop de fonctionnalités, puis quelque chose de plus poussé avec de l’interactivité), compétences que j’ai acquises dans ce seul but (j’ai dû apprendre le html, les css, puis php, actionscript et la création des graphismes), et d’avoir un roman dont la qualité littéraire, sans être transcendante, était à des lieues de ce qui était posté alors sur le net. Il n’est pas trop difficile de sortir du lot quand le lot est petit et constitué de concurrents assez moyens (mes trois « concurrentes » étaient, quant à elles, excellentes, mais elles avaient abandonné des années auparavant), il l’est davantage quand on essaie de se faire une place parmi des milliers d’autres, ce qui est le cas aujourd’hui. « Au royaume des aveugles, le borgne est roi. »

Est-ce que mon site aurait eu le succès qu’il connaît actuellement si je l’avais créé l’an dernier ? Clairement non. Si j’avais su avant de commencer tout ce qu’il faudrait faire pour arriver là où je suis, j’aurais peut-être laissé tomber.

Le bilan ?

Maintenant, est-ce que mettre mon roman en ligne m’a offert des opportunités que je n’aurais pas eues sans cela ? Non, encore une fois. Il ne faut pas croire qu’un éditeur va vous envoyer un mail pour vous supplier de daigner lui faire parvenir votre chef-d’œuvre, il aura bien assez à faire avec tous les manuscrits envoyés par la poste ou les traductions de best-sellers américains. Au cours de toutes ces années, UN éditeur m’a contactée et il s’agissait d’une maison d’édition québécoise assez douteuse qui était d’ailleurs en faillite.

Les éditeurs sont-ils sensibles au fait que le roman ait remporté son petit succès sur internet ? Je n’en ai pas vraiment l’impression. On parle ici d’un livre gratuit, c’est à peine mieux que les prospectus que ces gens distribuent dans la rue. Bon, j’exagère un peu, mais le succès de quelque chose de gratuit n’intéressera pas vraiment un éditeur français (les éditeurs américains, c’est peut-être différent).

Mais alors, pourquoi tout cela ?

Vous êtes sans doute en train de vous demander quel est l’intérêt de toute cette démarche qui consiste à perdre du temps, de l’argent, de l’énergie pour gagner une notoriété complètement inutile ?

Les lecteurs.

Les lecteurs donnent tout leur sens à cette expérience littéraire. Leurs critiques, leurs encouragements, leur envie de découvrir la suite font que cette démarche au bilan négatif devient une source de plaisir et de satisfaction.

Donner la possibilité aux lecteurs de commenter a été vraiment enrichissant pour moi et leurs remarques m’ont été utiles dans la réécriture du tome 1 et dans l’écriture du reste de la saga. Je me suis améliorée grâce à eux et je suis persuadée que l’histoire a beaucoup profité de cette interaction avec ce qui est au final son public-cible.

J’ai toujours été très honnête avec les lecteurs, déjà parce que c’est dans ma personnalité, mais surtout par respect pour eux. Je ne vais pas annoncer des statistiques de téléchargements mirobolantes, je ne vais pas modérer les commentaires pour ne garder que ceux qui sont positifs, je ne vais pas me faire de la pub en me faisant passer pour une fan. Si j’arrive un jour à quelque chose, je veux que ce soit grâce à la qualité de mon travail et pas grâce à un coup de bluff. Cela dit, peut-être qu’en bluffant un peu, j’aurais décroché un super contrat avec Spielberg pour une série télé, on peut toujours rêver. ^^

Au final, bonne ou mauvaise idée ?

Si vous pensez que mettre votre roman en ligne est un bon moyen de vous faire connaître, faites plutôt une parodie de Gangnam style sur Youtube. Si vous espérez être lu et obtenir des critiques, vous pouvez essayer, mais il vous faudra beaucoup de patience et beaucoup de travail. Tournez-vous plutôt vers les forums de bêta-lecture, l’ambiance y est en général très bonne et ce sera probablement plus enrichissant. Si vous voulez juste être lu, écrivez un roman érotique.

Malheureusement, le temps des romans en ligne est plus ou moins révolu, et à moins d’avoir un coup de chance incroyable ou d’avoir une célébrité qui va vous faire de la pub, il vous sera très très difficile de vous faire connaître ainsi.

J’ai conscience d’avoir une vision très sombre de tout cela, mais après onze ans, je crois que j’ai un peu fait le tour de la question. Cela dit, je ne regrette rien. Si je devais refaire les choses, je les referai, mais probablement pas de la même manière.

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La méthode dite « du flocon » expliquée et illustrée – Étape 9

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L’étape 9 – Créer le plan (1s)

Voilà ! Je suis désolé de vous avoir traîné jusque-là, je peux bien vous l’avouer maintenant : tout ça n’était que pour en arriver à cette étape du plan. Mais vous savez ce qu’on dit, « le plus important n’est pas la destination, mais le voyage lui-même ».

Si vous êtes moitié comme moi, vous êtes serein à cette étape et bouillez d’impatience de commencer à écrire. L’histoire est maintenant vôtre, vous la comprenez sur plusieurs niveaux, les personnages sont de bonnes connaissances et vous avez déjà des scènes bien précises qui les mettent en action. Alors allez-y, construisez le squelette.

En vous référant à votre synopsis complet, le but est d’étendre et segmenter l’histoire en une suite de scènes facilement manipulables et réorganisables. Pour cela, vous avez le choix des armes : fiches cartonnées et crayon (je l’ai fait, la preuve en image),  tableau dans un tableur (mon outil de choix désormais). Il y a même des logiciels spécialisés d’aide à l’écriture avec un module pour gérer le plan. Je suis peut-être un geek, mais même moi je n’ai pas encore été jusque-là, Excel me suffit.

Le strict minimum à faire figurer dans chaque scène est :

  • Identification (numéro et/ou titre) ;
  • Le point de vue utilisé (quel personnage voit/vit la scène) ;
  • Brève description de l’action (juste des rappels, parfois un simple mot qui refera jaillir votre idée).

Vous pouvez ajouter autant d’informations que nécessaire qui dépendent du genre, du style, de l’histoire. Voici quelques exemples mis en situation :

  • Nombre de signes désirés dans la scène : si vous avez du mal à tenir une certaine prose, ou à viser un total de signes particuliers, cela permet de garder un œil sur le compteur au fur et à mesure ;
  • Personnages impliqués dans la scène : si vous avez des « troupes » ou autres groupes qui s’affrontent, il est parfois sympa de savoir à quoi tout le monde s’occupe ;
  • Date/heure : si la chronologie est cruciale pour l’histoire, gardez un œil dessus pour éviter les incohérences. Obligatoire dès que vous donnez dans le voyage dans le temps ou le thriller course-poursuite. Note : j’utilise souvent une datation relative par rapport au début de l’histoire ou un évènement majeur, du genre jour 2, jour 3, etc. ;
  • Localisation : identifier les lieux de l’action si votre histoire se passe un peu partout. Cela évite les gaffes du genre un héros qui se retrouve de Paris à New York en 30 minutes. Quoique, si vous êtes dans la SF, c’est possible 😉 ;
  • Intrigue/fil conducteur : si vous avez une histoire à tiroirs, garder un œil sur le développement des sous-histoires est en général une bonne idée ;
  • Dialogue : pour ne pas perdre ces traits de génie qui vous sont venus concernant un dialogue particulier ;
  • Conflit : vous êtes un peu faible à maintenir du conflit ? Forcez-vous à trouver une source de conflit dans chaque scène : un retard, une désobéissance, un accident, un dilemme, etc. Même un petit truc ponctuel ajouté à cette scène particulière apportera un peu de tension à cette dernière ;
  • Etc. C’est votre bébé, mettez tout ce qui vous aide à garder le cap. Au début, on a tendance à en mettre des tonnes, puis avec les mécanismes qui s’enclenchent on devient de plus en plus bref et les plans s’allègent.

Exemple

Chap PdV personnage Que se passe-t’il ? Personnages impliqués Date/heure

Conflit

dialogues/idées

Notes

1 Vanessa Craft Elle retourne au labo après une courte nuit de sommeil et y retrouve son mari qui vient de passer une nuit blanche. Vanessa Kevin Jour 1 8:00 Il n’a pas remarqué l’heure matinale et semble penser que nous sommes toujours la veille et que sa femme s’est juste absentée quelques minutes. Elle lui amène ses sempiternels bagels au chocolat. Il s’apprête à sortir sans pantalon.
2 Kevin Craft Il se sert une boisson chaude au distributeur. Kevin Femme de ménage Jour 1 8:05 Il pense que la femme de ménage est une chercheuse. Dialogue de sourds entre le savant et la femme, mais celle-ci ne se démonte pas, elle connaît le gaillard. Introduire son penchant pour les potages aux légumes (choix mis en place juste pour lui dans le distributeur ?)
3 Eugene Black Il reçoit un rapport sur l’intervention des Casques Bleus au Moyen-Orient. Black Jour 1 8:00-9:00 L’intervention ruine ses projets  Tout en narratif, il est seul dans son bureau
4 Vanessa Craft Elle explique à son mari que leur dernière simulation a sauvé des vies, les Casques Bleus déployés à temps ont pu enrayer les débordements. Vanessa Kevin Jour 1 8:05-9:00 Kevin ne mesure pas la valeur humaine de la chose, juste la validation de son travail Nuancer le manque d’empathie de Kevin par la présence de sa femme. Attention de ne pas en faire un être trop froid tout de même.
5 Vanessa Craft Réunion budgétaire. Vanessa Kevin Conseil d’administration Jour 1 11:00-13:00 Les besoins de Kevin sont trop importants

Des logiciels dédiés peuvent aider de manière plus efficace qu’un simple tableau, notamment pour les histoires comportant de multiples récits, intrigues et interactions entre personnages.

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La méthode dite « du flocon » expliquée et illustrée – Étape 8

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L’étape 8 – Créer des fiches de personnages (1j/personnage)

Vous y êtes ! Si, si, je vous assure. Le synopsis fut une épreuve ? C’est normal. Mine de rien, il force à mettre tout en place. Vous avez dû faire des choix, commencer à vraiment visualiser votre récit, en comprendre la mécanique intrinsèque… Cela peut être douloureux et sembler long quand on aurait déjà pu noircir plusieurs dizaines de pages… Mais vous l’avez fait ! Alors maintenant, en récompense : quartier libre ! Faites-vous plaisir, détaillez vos personnages autant que vous le voulez. N’oubliez pas qu’ils sont le moteur du récit. Sans eux, sans leur progression, il n’y a pas d’histoire. Et sans leur profondeur, votre récit n’aura pas d’âme. Ne lésinez pas, votre imagination est la seule limite. Vous devez les connaître, les sentir, savoir comment ils parlent, ressentent, bougent. Oui, je l’avoue, c’est une de mes étapes préférées. Que voulez-vous ? Sans doute une petite madeleine de Proust pour l’ancien joueur de jeux de rôles que je suis…

Reprenez les descriptions de vos personnages de l’étape 4 et formalisez le tout en une véritable fiche signalétique (cela peut être une simple liste, un tableau, une vraie fiche de produit… La mise en page est entièrement selon vos goûts, du moment que vous y retrouvez vos petits). Elle vous servira de référence tout au long de l’écriture, bien sûr, mais c’est surtout un prétexte pour développer leur propre personnalité. Voici quelques indicateurs des points les plus classiques, mais tous détails que vous jugez nécessaires peuvent bien entendu y être ajoutés. Cette liste n’est qu’indicative :

Les classiques

Son histoire

Divers

  • Nom/Prénom/Surnom
  • Nom de famille/de jeune fille
  • Date/Lieu de naissance
  • Sexe/orientation sexuelle
  • Description physique
  • Professions/Hobbies
  • Qualité/défauts
  • Personnalité
  • Généalogie
  • Biographie
  • Épiphanie
  • Motivations/buts
  • Son passé/son futur
  • Généalogie
  • Biographie
  • Épiphanie
  • Motivations/buts
  • Son passé/son futur

 

  • Animaux de compagnie
  • Possessions
  • Maladies/handicaps
  • Lieu de résidence
  • Phobies
  • Couleur préférée
  • Orientation politique/religieuse/sexuelle
  • Habillement
  • Tics

 

Exemple

La fiche de Kevin Craft, notre héros du moment :

Nom (surnom) :

Kevin Craft (Kev)

État civil :

Date de naissance :        12/05/1975         Sexe :   M           Statut marital : Marié sans enfant

Description physique :

1m75 / 75 kg, brun, cheveux courts en épis jamais coiffés, yeux noisette, pas très athlétique, mais pas d’embonpoint notoire. Visage imberbe, pas de lunettes. Toujours habillé de la même manière puisque, pour simplifier sa garde-robe et les permutations de vêtements, il n’a depuis, sa jeunesse, que des vêtements identiques en plusieurs exemplaires : Dockers gris anthracite, T-shirt noir, chaussettes et chaussures de sport blanches.

Description de la personnalité :

Trouble de la personnalité Asperger / Évitante / Obsessive-compulsive. Introverti, pas particulièrement timide, vit dans son monde, pas de sens classique des pointeurs sociaux, nombreux TOC. Obsédé par son travail, aucune empathie, à part quelques bribes envers sa femme acquises au fil de leur longue relation. Il est accroc aux bagels au chocolat.

Profession :

Chercheur. Son éducation s’est faite en partie par correspondance et en autodidacte. Il possède toutefois deux doctorats en bonne et due forme : en mathématique et en physique appliquée.

Hobbies :

Micro-informatique, plus par obligation dans ses travaux que par réelle passion.

Possessions :

Un brevet déposé pour un obscur procédé de raffinement du graphène lui assure des revenus en provenance des différents laboratoires et industries en faisant usage. Sans être riches, lui et sa femme vivent confortablement et sont propriétaires d’un appartement en terrasse dans un ensemble d’immeubles cossus. Il ne sait pas conduire et ne possède pas d’automobile.

Histoire/biographie :

Deuxième enfant arrivé sur le tard d’un couple d’agents en assurance, Kevin a très tôt montré des signes d’inaptitudes à la vie sociale. Enfant surdoué, ses notes n’en étaient pas moins catastrophiques en raison de son comportement et non-respect des devoirs et autres formes de contrôle. Ses parents le considèrent longtemps comme un attardé et agissent en ce sens en le plaçant dans une école spécialisée jusqu’à l’âge de 7 ans. C’est en fait sa sœur de dix ans son aînée qui détecte le prodige lorsque ce dernier assimile ses cours du lycée et l’aide à résoudre ses problèmes de mathématiques. Il est alors envoyé en internat à l’autre bout du pays dans un centre spécialisé pour les surdoués, mais là encore, ses comportements sociaux sont un frein à son intégration. Par chance, l’une des enseignantes se dévoue à son cas et renforce un suivi psychologique. Délaissé par ses propres parents, il passe de plus en plus de temps avec son enseignante et sa fille de deux ans son aînée. Cette dernière est la seule qui semble peu à peu percer sa cuirasse et il lui devient rapidement attaché. Ils ne se quitteront plus,suivront un cursus commun en physique dans une université classique où sa future femme met tout en œuvre pour qu’il puisse s’intégrer. Parallèlement, il complète ses études par un cursus mathématique indépendant.

Son père décède en 1996 d’un infarctus, suivi en 2001 par sa mère des suites d’un cancer. Il laisse la succession à sa sœur qui retourne s’installer dans la maison familiale avec son mari et ses deux enfants de 6 et 3 ans.

Il se marie en 2003 lors d’un congrès à Las Vegas, à la plus grande surprise de sa femme. La demande est empreinte d’une logique froide et implacable derrière laquelle elle seule peut déceler l’émoi et les sentiments de son mari. C’est en réfléchissant sur le cheminement les ayant amenés ensemble qu’il se lance dans ses recherches sur la probabilité et songe à en deviser un algorithme couplé à une modélisation informatique d’un environnement donné. Il travaille depuis à concrétiser ses idées théoriques avec l’aide de sa femme et le support de l’ONU qui finance leurs recherches.

Motivation (abstrait) :

Global = Percer les mystères du hasard, modéliser la « destinée ». Storyline = Sauver sa femme.

Besoin (concret) :

Global = Sa femme dont il est totalement dépendant. Storyline = Briser les barrières du temps.

Conflit(s) :

Il est aveuglé par sa tâche, ce qui lui fait prendre des décisions dangereuses (bafouer les protocoles de l’ONU, ignorer les lois sur la vie privée, expérimenter sur lui-même…)

Il est sociopathe (pas au sens « tueur en série » du terme, mais au sens littéral d’inaptitude à l’intégration sociale). Sa femme était la seule personne lui permettant de fonctionner correctement en société. Livré à lui-même, ses repères sont faussés.

Épiphanie :

Il parvient à remonter dans le temps, mais réalise que le destin n’est pas de ces pages que l’on peut réécrire ni « modéliser ».

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L’autoédition, modes et modalités

This entry is part 1 of 2 in the series Les différents types d'édition

L’autopublication fait débat depuis qu’elle existe. Souvent confondue avec l’édition à compte d’auteur – dont elle est pourtant très différente –, elle est une alternative à la publication à compte d’éditeur. Certains y ont recours après de multiples refus, d’autres n’envisagent même pas de contacter des maisons d’édition et préfèrent se lancer directement dans le grand bain.
Mais même si on en entend de plus en plus parler – via un certain nombre d’écrivains indépendants qui réussissent, notamment –, l’autopublication reste assez obscure pour les néophytes. Qu’est-ce ? À qui s’adresse-t-elle ? Quel est son coût ? Quelles obligations suppose-t-elle ? Autant de questions auxquelles il peut être difficile de répondre quand on ne sait pas où chercher.

Autoédition et compte d’auteur : attention à ne pas confondre

Même les personnes les plus au fait du monde de l’édition peuvent confondre compte d’auteur et autoédition. Pourtant, la différence est bien réelle !

Le compte d’auteur, c’est lorsqu’une société – qui n’a d’éditeur que le nom – vous propose de publier votre manuscrit moyennant finance, généralement à un tarif prohibitif. Elle fournira un travail éditorial minime : correction orthographique et grammaticale via logiciel (et donc correction imparfaite), mise en page rapide, pas de réécriture, pas de promotion ni de diffusion sérieuse. Un peu léger quand on sait que certains ont déboursé jusqu’à 10 000 € pour la publication de leur œuvre…

En cas de publication à compte d’auteur, on amène souvent l’auteur à croire qu’il est gagnant : en effet, on ne vous demandera pas de modifier votre manuscrit – « votre œuvre est respectée » – et on vous promet des gains supérieurs aux droits d’auteur classiques. Mais il faut savoir que ces « maisons d’édition » ont rarement les moyens d’assumer les ambitions qu’elles affichent et que les ventes sont donc minimes. De plus, n’importe qui peut publier à compte d’auteur à condition d’en avoir les moyens financiers. Les catalogues de ces prestataires sont donc souvent constitués de textes bas de gamme qui auraient nécessité un travail en profondeur. Les libraires sont généralement réticents à vendre les œuvres de ces sociétés car ils mettent en doute – à raison – la qualité de celles-ci.

Dernière précision : vous ne cédez pas vos droits lors d’un contrat à compte d’auteur. Si le contrat stipule le contraire, alors il est hors-la-loi. Vous ne faites qu’autoriser un prestataire de service à imprimer votre livre et vous partagez avec ce prestataire les bénéfices de la vente de votre œuvre. Malheureusement, bien peu de gens savent qu’on ne peut s’approprier vos droits aussi facilement – surtout en vous faisant payer pour cela ! – et se font arnaquer.

A contrario, en autopublication, vous êtes le seul à profiter des bénéfices. C’est à vous de vous occuper du processus éditorial, mais personne d’autre que vous n’a le droit d’exploiter votre texte ni ne toucher de droits sur ses ventes. Bien évidemment, ce mode d’édition suppose un investissement énorme, et pas seulement en termes financiers.

L’autopublication via les plateformes d’impression

Qu’est-ce que j’appelle une plate-forme d’impression ? Ce sont les prestataires type TheBookEdition ou bien Lulu.com qui proposent un service éditorial limité et gratuit. Du moins au premier abord.

Les +

Via ces plate-formes, vous pouvez mettre en page votre œuvre, créer une couverture, insérer votre livre dans l’une de collections existantes et le vendre sur Internet en profitant d’une visibilité conséquente, le tout sans débourser un sou.

Le prix de vente de votre bouquin sera alors déterminé très simplement : « coût de fabrication + royalties = le prix de vente de votre livre ». Bien évidemment, dans le coût de fabrication sont inclus les bénéfices de la plateforme, qui ne serait pas rentable si elle ne vous facturait pas un minimum. Mais aucun argent ne sort de votre compte en banque, donc ça peut sembler tout bénèf’ et ça convient à beaucoup de gens.

Les –

Il ne vous est proposé aucune prestation de correction. C’est donc à vous de faire en sorte qu’il n’y ait plus la moindre coquille dans votre texte soit en le vérifiant vous-même parce que vous êtes très, très bon en français (cet argument est à double tranchant), soit en payant un correcteur professionnel qui se chargera de le faire pour vous. Ou alors vous pouvez investir dans un logiciel de correction, mais leur travail est rarement parfait.

Vous êtes obligé de choisir parmi des collections dont les noms ne vous plaisent pas forcément. Ça peut sembler ridicule, mais quand même.

Vous serez également contraint de vous plier à la charte d’impression de la plate-forme (type de reliure, grammage du papier…) et aux formats qu’elle propose. Ce sont souvent les formats les plus courants qui ne posent donc pas de problèmes dans la plupart des cas, mais c’est à prendre en compte.

Enfin, le coût du livre fini est souvent un peu élevé car vous êtes deux à vous rémunérer dessus : vous et la plate-forme.

L’autopublication tout seul comme un grand

C’est la solution qui demande le plus d’investissement personnel en efforts, en temps et en argent  Mais, pour les plus perfectionnistes, c’est également la meilleure. Elle sous-entend que vous êtes le seul décisionnaire en ce qui concerne votre livre, mais que vous êtes aussi le seul à porter les conséquences qui s’ensuivent.

Pour faire le livre le plus parfait possible, il va vous falloir embaucher un certain nombre de professionnels du livre – correcteurs, graphistes, etc. – afin de peaufiner les aspects de la production que vous ne pourrez pas gérer vous-même. Et le processus productif d’un livre, c’est long.

1/ Écriture, relecture et corrections

Cette étape, trop souvent négligée, est essentielle. Normalement, elle vient avant la soumission à un éditeur, et donc avant de penser à s’autopublier. Mais si vous soumettez votre manuscrit et qu’il est accepté par une maison d’édition, on risque fort de vous demander des changements. Lorsque vous ne passez pas par ce biais, c’est à vous d’estimer votre œuvre, en votre âme et conscience et sans complaisance : y a-t-il des lourdeurs ? Des chapitres inutiles ? Des évènements qui manquent de cohérence ? Prenez votre temps, laissez quelques jours entre deux relectures et ne vous lancez que lorsque vous êtes sûr que votre œuvre est parfaitement aboutie.

Pour être le plus efficace possible, l’idéal est de vous faire aider de bêta-lecteurs : des personnes de confiance qui liront votre texte et vous donneront leur avis de manière franche et argumentée. Il ne s’agit pas de trouver quelqu’un qui vous dira « c’est génial, j’adore, continue » – aussi agréable que soient ces commentaires dithyrambiques –, mais bien d’obtenir un regard analytique extérieur sur vos écrits. Si le bêta-lecteur aime votre texte, il doit vous dire pourquoi (figure de style particulièrement appropriée, nouvel éclairage pertinent sur un personnage, etc.). S’il n’aime pas (et c’est son droit inaliénable), il doit également vous expliquer sa position.

Bien entendu, vous n’êtes pas obligé d’être d’accord avec vos bêta-lecteurs. Votre texte est votre propriété et c’est à vous de décider si des modifications sont nécessaires. Mais ma propre expérience me fait dire que, bien souvent, l’auteur a un peu trop la tête dans le guidon – et dans ce cas, un regard extérieur peut vraiment être salvateur.

2/ Relecture et corrections… Bis repetita.

Vous êtes satisfait de votre œuvre ? Vous voulez être lu ? Très bien. Commencez donc par engager un correcteur.

Souvent, on n’insiste pas assez sur l’importance du correcteur. De plus en plus de maisons d’édition passent par des logiciels de correction, mais leur travail ne sera jamais équivalent à celui d’un correcteur diplômé (comme nos chères Jo Ann et Vanessa). Vous pensez être bon en français ? Vous croyez que tout va bien, qu’il n’y a aucune faute, que vous vous êtes bien relu et avez retiré toutes les coquilles ? Vous vous plantez sans doute. Personne n’est à l’abri d’une virgule mal placée ou d’une double espace, et certaines tournures de phrases, passées dans le langage courant, ne sont tout simplement pas françaises.

Alors oui, on sait. Payer un correcteur, ce n’est pas forcément donné et vous n’avez pas beaucoup de sous. Oui, certains pratiquent des prix prohibitifs, même s’ils sont toujours négociables. Néanmoins, croyez-moi, il ne faut pas négliger l’importance d’un texte soigné pour les lecteurs. Donc, engagez un correcteur, appliquez ses corrections (oui, même quand elles ne font pas plaisir), ça rendra service à votre livre. Et tant qu’à faire, demandez une correction complète avec mise en page : c’est tout aussi essentiel (même si c’est plus cher).

3/ Soignez vos arguments de vente

Et quand je dis « argument de vente », je parle tout d’abord de la couverture. Celle-ci est primordiale pour la vente de votre livre. Combien d’entre nous ont déjà pris un livre en librairie juste parce que la couverture était belle ? Ça ne veut pourtant rien dire, un livre médiocre peut être magnifiquement illustré, pourtant nous sommes tous sensibles au charme d’une belle couverture.

Si nécessaire, engagez un graphiste. C’est leur métier et ils sauront répondre à vos attentes en concevant avec vous un cahier des charges. Si vous n’avez aucune idée en tête, ils pourront vous guider. Et si, au contraire, vous savez exactement ce que vous voulez, ils s’exécuteront. Certes, cela vous coûtera à nouveau des sous. Mais si vous n’êtes pas prêt à mettre la main au portefeuille, oubliez ce mode d’édition.

Le second argument de vente, c’est la quatrième de couverture qui, non, n’est pas un simple résumé. Votre texte doit répondre à certaines exigences. Il doit s’adresser au bon public-cible (on ne s’adresse pas à un adulte comme à un enfant ou à un ado), être fidèle au texte (tant au niveau du style que des ambitions, inutile de nous vendre du Proust si c’est pour finalement lire du Sade) et être représentatif de l’éditeur (en l’occurrence, vous).

Inutile de copier bêtement une autre quatrième en adaptant les éléments de l’histoire. Oubliez également les phrases à sensation racoleuses quand votre livre est modeste. Il vaut mieux un seul lecteur satisfait qu’une dizaine qui se sentent trahis : on parle toujours plus de ce qu’on n’a pas aimé que de ce qui nous a plu.

4/ Intéressez-vous à l’aspect juridique1

Vendre un livre autopublié, ce n’est pas comme mettre vos vieux vêtements sur leboncoin.fr. Vous êtes soumis à un certain nombre d’obligations, que ce soit au niveau du prix de vente du livre (cf Loi Lang), de la déclaration de vos revenus (car oui, vos bénéfices sur la vente s’ajoutent à vos autres revenus éventuels) ou de la création de votre auto-entreprise ou association.  Vous devez également obtenir un numéro ISBN pour votre œuvre et la déclarer à la BNF. Tout cela ne se fait pas en un jour, alors il vaut mieux vous y prendre à l’avance.

5/ Renseignez-vous sur les modes de promotion et de diffusion2

Vous souhaitez créer une pub sur internet ? Mettre en place un site de vente en ligne ? Vendre votre livre en librairie ? Tout cela demande du temps, et parfois de l’argent. Renseignez-vous sur les différentes alternatives :

  • Création d’un site totalement personnalisé, ce qui nécessitera sans doute l’intervention d’un professionnel (et donc une dépense supplémentaire) ou utilisation des plates-formes gratuites (avec parfois des options payantes) ;
  • Impression de marque-pages ou de flyers ;
  • Création d’un teaser vidéo (avec une fois de plus l’aide d’un professionnel ou d’un amateur éclairé) ;
  • Démarchage des libraires…

En bref, il va falloir (vous) investir !

6/ Trouvez le bon imprimeur

Le bon imprimeur, c’est celui qui a des tarifs correspondant à vos moyens, qui imprime en temps et en heure, correctement et selon le cahier des charges que vous avez défini à l’avance. Beaucoup de choses seront à définir : format du livre (poche ou grand format), grammage et couleur du papier, taille et style de police, interlignes, type de reliure… L’idéal est de demander plusieurs devis et des échantillons tests à l’avance afin que le jour où votre manuscrit final soit prêt (couverture, quatrième et corps de texte), vous n’ayez plus qu’à signer le BAT (Bon à tirer qui signifie que vous donnez à l’imprimeur votre feu vert pour imprimer le livre).

7/ Armez-vous de courage et de patience

Vous avez donné de votre temps, de votre argent et de votre âme dans ce livre. C’est un peu votre bébé, la prunelle de vos yeux, l’enfant qui prend son envol. Vous êtes anxieux et en même temps, vous avez de grosses attentes.

Sachez que la réalité n’y répondra peut-être pas. Il est très difficile de s’en sortir en autopublication. Il n’y pas de lectorat dédié et pas de gros moyens de communication. Il faut tout faire à la sueur de votre front et, même si vous ne ménagez pas vos efforts, la réussite ne sera peut-être pas au rendez-vous. L’échec n’est pas une fatalité : certains auteurs autopubliés s’en sortent très bien, parfois même mieux que des auteurs publiés à compte d’éditeur. Mais cette voie demande implication, travail et patience.

Dans tous les cas, vous aurez la fierté d’avoir donné naissance à votre œuvre, du début à la fin.

  1. Si cette partie vous fait peur, pas de panique, nous publierons très bientôt un article sur le sujet sur [EC] ! []
  2. Même chose que pour le point 4/ ! []
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Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur un illustre inconnu.

This entry is part 4 of 4 in the series Prendre un pseudonyme

L’ironie du pseudo, dans mon cas, c’est que je m’en traîne un depuis presque cinq ans, mais à l’aube d’être édité… je ne l’utiliserai pas !

Pourquoi un pseudo ?

En juillet 2008, je rentrais en France après dix ans d’expatriation au Canada. Je devais trouver du boulot, me refaire à la culture française, trouver un logement, arrêter de penser en anglais et, pour faire bonne mesure, tout cela déclencha chez moi une frénésie d’écriture. ­Oui, parce que c’était vraiment le moment idéal, pas vrai ? Ce n’était pas comme si j’avais déjà assez de chats à fouetter ! Mais bon, j’ai toujours eu un timing impeccable pour ce genre de choses. C’est dans ce contexte que je décrochai un poste dans une compagnie de sécurité informatique. C’est un milieu paranoïaque à souhait et le contrat de travail comportait une clause édifiante (et au demeurant illégale. Elle n’aurait pas tenu 45 secondes aux prud’hommes sous la forme utilisée, même si dans le fond, je pouvais comprendre les raisons d’une clause d’exclusivité dans ce domaine).

« […] L’employé s’interdit d’exercer une activité autre que les responsabilités liées à son poste, que celle-ci soit rémunérée ou non, sans l’accord express de l’employeur […] »

En temps normal, j’en aurais ri. Au moins sur la formulation. Devais-je demander la permission pour aller faire pipi (activité non rémunérée) ? Aller au ciné ? Me faire un resto ? Écrire ? Mais l’aiguille de mon compte en banque descendait aussi sûrement que celle de la jauge à essence d’un bolide fou lancé dans un record Paris-Marseille. Il me fallait ce boulot et le plus simple était de botter en touche : ne laisser aucune trace de mon état civil lié à mes activités d’auteur, surtout sur Internet. Et pour cela, l’usage d’un pseudo s’imposait.

Pourquoi « Kanata » ?

C’est un clin d’œil à mon pays d’adoption. Une petite légende perdue entre vérité historique et folklore local.

À son arrivée sur les berges du Saint-Laurent en 1534, Jacques Cartier (« Découvreur » du Canada, même si le titre semble quelque peu galvaudé sachant que les vikings avaient déjà foulé le sol du Labrador 544 ans plus tôt) fut accueilli par les représentants de la tribu huronne locale. Ces derniers lui indiquèrent la direction de leur village (« Kanata » dans le langage commun des peuplades des Grands Lacs). Jacques Cartier se méprit sur le geste et cru qu’on lui montrait la beauté de la contrée environnante en lui en précisant le nom : « Regarde, c’est Kanata ». Le Malouin nomma aussitôt cette nouvelle terre « Canada », orthographe la plus proche en français de la prononciation de « village » dans la langue des autochtones.

Comme je le dis souvent : le Canada est le plus grand village du monde !

Pourquoi « Kanata NASH » ?

Ce choix est bien moins poétique…

Les domaines Internet « kanata.com », « kanata.fr » et « kanata.ca » étant tous déjà réservés, j’ai accolé un « nom de famille » à Kanata pour pouvoir enregistrer un nom de domaine adéquat.

Le premier à trouver pourquoi j’ai choisi « Nash » gagne un exemplaire ePub dédicacé de mon prochain recueil ;-).

Indice : aucun rapport avec le Canada, plutôt avec l’Écosse…

Conclusion :

J’ai utilisé un pseudo par obligation. Mais depuis l’an dernier, j’ai changé de travail et point de clause bizarroïde dans ma nouvelle, hum… disons entité, car ce n’est pas une société à proprement parler. Donc, sans contraintes, plus besoin d’un pseudo…

Mes pour :

  • Un petit bouclier pour la vie privée (j’insiste sur « petit », parce que, paradoxalement, plus il y aura reconnaissance et moins le pseudo sera efficace. Google et Wikipedia y veilleront.) ;
  • Le côté « personnification », avec sa connotation de mystère et de jeu de rôle. (Kanata a même parfois était pris pour une femme, ce qui est plutôt flatteur dans une discussion sur l’affect 😉 ).

Mes contres :

  • Rien que pour Facebook, ce sont deux comptes et une page à gérer ! Je ne vous dis pas pour le reste… C’est vite chronophage dans les communications.
  • La schizophrénie inhérente. Si vous avez un pseudo, il faut pleinement l’assumer, c’est votre seconde peau/personnalité. Quand on appellera votre pseudo dans un salon du livre… N’oubliez pas de vous retourner et de réagir, c’est bien de vous dont on parlera.
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