Appels à nouvelles permanents (MÀJ 1 décembre)

Des maisons d’éditions, des revues, des webzines et des fanzines font souvent des appels permanents. Sans thème et sans délais, pour tous les genres. N’hésitez pas à cliquer sur les différents liens, vous trouverez sûrement chaussure à votre pied (ou maison à votre texte !).

Angle Mort (revue)

  • Ligne éditoriale : SFFF
  • Taille : < 50 000 sec
  • Format : .doc, .rtf ou .odt
  • Soumission : manuscrits @ angle-mort . fr

Éditions Boz’Dodor

  • Appel à texte steampunk. Textes basés dans l’univers du steampunk, de la nouvelle au roman.
  • Soumission : contact @ editions-bozdodor.com (en précisant AT steampunk dans l’objet)
  • Format : .doc

Brins d’éternité (revue)

  • Ligne éditoriale : SFFF
  • Taille : moins de 8000 mots
  • Soumission : guillaume.voisine @ gmail.com

Dreampress.com

  • AT Ténèbres : nouvelles de fantastique et d’horreur modernes
  • Publication : revue
  • Soumission : benoit.domis @ dreampress.com

Éditions de Londres, collection East End

  • Thème : Un Noël en rouge
  • Genre : Policier/Noir
  • Public : Adultes
  • Consignes d’écriture : Dans les genres qui retournent de la collection « East End » (lire la préface de Fragments), nous attendons des textes inspirés du titre de cet appel à textes.
  • Taille : 7 000 à 15 000 mots (40 000 à 90 000 sec)
  • Format : .doc, .pages ou .odt
  • Soumission : contact @ collection-east-end . com
  • Thème : Jacques l’Éventreur
  • Genre : Policier/Noir
  • Public : Adultes
  • Consignes d’écriture : Les contraintes sont au nombre de deux : nous vous demandons de vous inspirer (très librement) de l’histoire de Jack L’Éventreur, et de situer l’action sur le territoire Français. Dans les genres qui retournent de la collection « East End » (lire la préface de Fragments), bien sûr.
  • Taille : 7 000 à 15 000 mots (40 000 à 90 000 sec)
  • Format : .doc, .pages ou .odt
  • Soumission :  contact @ collection-east-end . com

Éditions L’ivre-Book, collection Imaginarium SF

  • Thème : Genre : Science-fiction
  • Un appel à textes pour une série d’anthologies sur les thèmes suivants : Voyageurs du temps, Épopées spatiales, Invasions extraterrestres, Dimensions parallèles, Perspectives futuristes, Manipulations du vivant.
  • Taille : moins de 60 000 sec
  • Format : .doc, .odt, .pdf
  • Soumission : manuscrits.sf.livrebook @ gmail.com

Éditions Voy'[el]

  • Ligne éditoriale : SFFF
  • Taille : entre 25 000 et 200 000 sec (nouvelles, séries et novellas)
  • Format : .doc ou .rtf
  • Soumission : e-courts @ editions-voyel . fr
  • Plus d’informations
  • Ligne éditoriale : SFFF yaoi/yuri
  • Taille : entre 25 000 et 60 000 sec
  • Format : .doc ou .rtf
  • Soumission : collection-y @ editions-voyel . fr
  • Thème : à voile et à vapeur
  • Ligne éditoriale : steampunk LGBT
  • Taille : < 50 000 sec
  • Format : .doc ou .rtf
  • Soumission : collection-y @ editions-voyel . fr
  • Thème : nouvelles uchroniques
  • Taille : Des nouvelles (au moins 30000 sec), des novellas, des romans
  • Format : .doc ou .rtf
  • Soumission : manuscrit @ editions – voyel . fr

FREAKS Corp. (revue)

  • Ligne éditoriale : SFFF, thriller
  • Taille : > 9 000 sec
  • Format : .doc
  • Soumission : freakscorp @ live . fr

Hoshikaze 2250

  •  Thème : l’univers Hoshikaze 2250
  • Genre : SF
  • Taille : entre 15 000 et 50 000 sec
  • Format : Times 12, .odt ou .doc
  • Soumission : asso @ hoshikaze point net

House made of dawn

  • Ligne éditoriale : Horreur
  • Taille : < 50 000 mots
  • Format : .doc ou .odt
  • Voie électronique : auteur @ housemadeofdawn . com

House made of dawn – Courts Lettrages

  • Genre : SF, fantasy, fantastique, horreur, mystère…
  • Taille : entre 8 000 et 25 000 mots
  • Format : .doc ou .odt
  • Voie électronique : auteurs @ housemadeofdawn . com (L’objet du mail devra être « Courts Lettrages »)
  • Plus d’informations

Les deux Zeppelins

  • Genres : Fantastique, Science-fiction
  • Taille : micro-nouvelle (au maximum 2000 sec)
  • Support de publication : Site web / Blog
  • Soumission : formulaire

L’ivre-Book – collection « L’ivre des sens »

  • Genres : érotique
  • Taille : nouvelles, recueils de nouvelles, novellas et romans courts / au minimum 20 000 sec, au maximum 200 000 (entre 3 500 et 35 000 mots environ)
  • Soumission : julie.derussy @ gmail.com
  • Plus d’informations

Lune-Écarlate

  • Collection de « mini anthologie » : 4 Histoires de…
  • Taille : 50 000 signes minimum pour créer des mini anthologies de 4 histoires à chaque fois sur un thème
  • Format : .doc, .odt, .rtf ou .pdf
  • Les thèmes recherchés sont : Zombies/Robots/Dieux/Démons et merveilles/Chasse aux monstres/Fées/Vampires/Dans l’espace/D’avenir/Derrière la porte/Quelques instants avant minuit/Sous le lit/Caché dans la boîte/Lévitation/Télékinésie/Passe-murailles/Loup-garou/Voyants/Fin du monde/Folie/Super pouvoirs/D’Elfes/D’étranges créatures/D’Aliens/De sorcières
  • Voie électronique : bailly.phenix @ skynet . be
  • Collection de « mini anthologie » : 4 Histoires de…
  • Taille : 50 000 signes minimum pour créer des mini anthologies de 4 histoires à chaque fois sur un thème
  • Format : .doc, .odt, .rtf ou .pdf
  • Les thèmes recherchés sont : Zombies/Robots/Dieux/Démons et merveilles/Chasse aux monstres/Fées/Vampires/Dans l’espace/D’avenir/Derrière la porte/Quelques instants avant minuit/Sous le lit/Caché dans la boîte/Lévitation/Télékinésie/Passe-murailles/Loup-garou/Voyants/Fin du monde/Folie/Super pouvoirs/D’Elfes/D’étranges créatures/D’Aliens/De sorcières
  • Voie électronique : bailly.phenix @ skynet . be

Muze

  • texte inédit, jamais publié, pas de thème imposé
  • Longues nouvelles : entre 10 000 et 15 000 sec / Micro-nouvelles : entre 500 et 1500 sec / Poèmes : entre 500 et 1000 sec
  • Format : .doc
  • Envoi : contact.muze @ gmail.com (N’oubliez pas d’inscrire vos nom / prénom ou pseudo, éventuellement votre âge, votre ville de résidence et bien entendu de titrer vos textes).

Présence d’Esprits/AOC

  • Ligne éditoriale : SFFF
  • Taille : < 50 000 sec → Présence d’Esprits
  • Taille : > 50 000 sec → AOC
  • Format : .doc, .rtf ou .pdf
  • Voie électronique : nouvelles @ presences-d-esprits . com ou via le formulaire de soumission

Short Stories etc. le magazine de la nouvelle

Solaris (revue)

  • Ligne éditoriale : science-fiction et fantastique
  • Taille : > 8 000 mots de préférence
  • Format : .doc
  • Voie électronique : solaris @ revue-solaris . com (indiquez : soumission à la direction littéraire)
  • Voie postale : Revue Solaris | a/s Direction littéraire | C.P. 85070 | Québec (QC) | G1C 0L2

Éditions Y¤B¤Y

  • Genres : tous
  • Critère obligatoire : présence d’un amour gay
  • Collections :
    Collections : Banana-Split : Amour, humour, tranches de vie… / Thé noir et cookies : Enquêtes, thrillers, horreur, action, science, voyages dans le temps et l’espace, western… / Forêt Noire et clafoutis : Fantasy, conte, épopée, mondes perdus… / Macarons et mignonnettes : arts poétiques, théâtraux, ou tout concept original rejoignant l’incohérence de cette folle collection !

 

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NaNoWriMo en français, parus ou à paraître

Le NaNoWriMo peut être la porte ouverte pour de nouvelles aventures littéraires et éditoriales.
Voici la liste des romans francophones écrits pendant NaNoWriMo au cours des dernières années et publiés, que ce soit en édition classique ou indépendante.

2010

  • Entrechats de Cécile Duquenne, Éditions Voy’[el] (NaNoWriMo 2005)

2011

2012

  • Passeurs d’ombre d’Anne Rossi, Numeriklivres (Camp NaNoWriMo 2012)

2013

  • L’Ouroboros d’argent d’Ophélie Bruneau, Éditions du Chat Noir (NaNoWriMo 2010) ;
  • Une démone chez les anges d’Anne Rossi, Éditions Sortilèges (NaNoWriMo 2011) ;
  • Suzy online  d’Anne Rossi, Éditions Les Lucioles (NaNoWriMo 2011) ;
  • Les Épreuves de l’amour de Deirdre Campbell, Éditions Láska (NaNoWriMo 2011) ;
  • L’Agence de Suzanne Vanweddingen, Rryozz Éditions (NaNoWriMo 2011) ;
  • Naturalis de Franck Labat, Éditions Prisma (NaNoWriMo 2011)

2014

  • Lacrimosa d’Alice Scarling , Milady (NaNoWriMo 2012) ;
  • Les Héritiers de Cindy Van Wilder, Gulfstream 2014 (NaNoWriMo 2008) ;
  • Le Dernier Train de Suzanne Vanweddingen, Rryozz Éditions (NaNoWriMo 2005) ;
  • Aujourd’hui ne se termine jamais de Jo Ann von Haff, Éditions L’ivre-Book (NaNoWriMo 2008)
  • Les Yeux de Léon de Jo Ann von Haff, Éditions Láska (NaNoWriMo 2013)
  • Les Femmes qui ont du chien de Marie Hamel (auto-publication)
  • Zombitions d’Aurélie Mendonça, Rebelle Éditions (NaNoWriMo 2013)

2015

  • La Dernière Fée de Bourbon d’Ophélie Bruneau, Éditions du Chat Noir (NaNoWriMo 2013)
  • Tout revivre de Mélody Gornet, Éditions Thierry Magnier (NaNoWriMo 2013)
  • Une bière, des mangas et un sourire charmant de Hope Tiefenbrunner, HQN (Camp NaNoWriMo 2014)
  • L’Opale de feu 2 d’Anne-Cerise Luzy (auto-publication) (NaNoWriMO 2014)
  • La Corrosion des anges de Nathalie Beaux (auto-publication (NaNoWriMo 2013)
  • Rédemption de Bérengère Rousseau, Éditions du Riez (NaNoWriMo 2013)
  • Annabelle 2, Nouvelle leçon de Sara Agnès L., Éditions Milady Romance (NaNoWriMo 2011)

2016

  • Palimpsestes 1 d’Emmanuelle Nuncq, Éditions du Chat Noir (NaNoWriMo 2013)
  • Souffleur de rêves de Bérengère Rousseau, Éditions Livr’S (NaNoWriMo 2012)
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Écrire votre synopsis

Préambule

Ha ! Le fameux synopsis… Ou comment massacrer votre œuvre de huit cents pages bourrée de sous-intrigues, de rebondissements inattendus et de personnages à la psychologie plus fouillée qu’une thèse de Freud,  en une seule malheureuse feuille A4. Moi, j’ai une technique imparable : je n’en fais pas !

Ben oui, c’est définitivement l’outil de prospection que je déteste le plus. Donc à moins qu’il ne me soit explicitement demandé, je ne m’en occupe pas.

Et là vous vous dites : « Il a du culot tout de même, il nous avoue ne jamais faire de synopsis, et en même temps il prétend nous expliquer comment en faire un ! »  Ce en quoi je ne peux pas vous donner tort. Sauf que…

  1. Je n’ai jamais dit jamais. J’ai dit que je n’en faisais que si on me le demandait explicitement.
  2. Autant j’ai pu en faire l’impasse dans la prospection éditoriale de mes romans, autant le synopsis est INCONTOURNABLE dans le monde du scénario que j’ai fréquenté dans une autre vie.
  3. Certes, je n’ai jamais prospecté les éditeurs avec un synopsis, par contre… Une fois édité, on me l’a demandé pour engager d’autres démarches.

Conclusion : je n’en suis (malheureusement) pas à mon premier syno.

Vous l’aurez compris, je n’aime pas les synopsis. Pour moi c’est une corvée, un supplice. D’ailleurs rien qu’à l’idée de faire cet article, j’ai des poussées d’urticaire ! (Faut-il pas que je vous aime…) Du coup, j’ai industrialisé la chose (avec l’aide d’une auteure d’outre-Atlantique dont je ne retrouve plus la source… Susan quelque chose, vers fin 2010 si j’en crois mon fichier doc. Si quelqu’un retrouve la ref, j’ajouterai un lien => référence ici, merci à Crazy!). À défaut de combler mon côté créatif (qu’il faut enterrer pour la rédaction d’un syno), cela satisfait mon côté obsessif compulsif.

Mais au fait, un synopsis, qu’est-ce que c’est ?

C’est :

  • Un résumé de l’intrigue principale de votre roman qui dévoile impérativement la fin.
  • Idéalement un texte d’une page, voire une page et demie maximum (3 000 à 4 500 sec) qui suit la chronologie de votre intrigue (note : il existe le synopsis long, quatre à cinq pages, plus souvent demandé pour la prospection de scénario, mais qui ne fait pas l’objet de cet article).
  • Une écriture simple, factuelle et précise, sans fioriture ni tournure de style alambiquées, mais néanmoins soignée (vous êtes auteur et c’est une vitrine, donc variez le vocabulaire, les liaisons et chassez les lourdeurs. Un synopsis est court, chaque mot doit compter).
  • Un outil par lequel le prospect cherche à savoir si vous savez articuler une histoire, et ce qu’elle vaut.

Ce n’est pas :

  • Un résumé de texte.
  • Une quatrième de couverture.
  • Un pitch.
  • L’endroit où essayer d’attirer votre prospect à lire votre livre en entier en laissant planer le suspense.

Règles d’or

  • Vous devez révéler la fin (c’est pour ça que je déteste les synopsis en tant qu’auteur de thriller, révéler la fin m’est viscéralement très difficile, et pourtant il faut briser la magie du suspense et tout dévoiler dans un synopsis).
  • Même si vous avez une pléthore de personnages, contentez-vous d’en nommer TROIS maximum. Normalement :
    • le protagoniste ;
    • l’antagoniste ;
    • un autre personnage clé (genre le compagnon ou l’intérêt romantique).
    • Référez-vous aux autres personnages par leur titre, leur profession ou leur rôle (le Roi, le policier, l’amant…).
  • N’intégrez pas les sous-intrigues, le synopsis court ne doit vous laisser la place que pour traiter l’intrigue principale (d’où le synopsis long…).

Rédigez votre synopsis en répondant à 11 questions

Si vous n’êtes pas familier avec le vocabulaire et la structure dramaturgique, je vous renvoie à ce lexique et l’illustration suivante avec l’emplacement des événements liés aux 11 questions :

               3actes-syno

(Notez bien que grosso modo, ce que le prospect cherche à savoir à travers votre synopsis, c’est justement ça : voir si vous maîtrisez la structure, et ensuite se faire une idée si le thème l’intéresse).

ATTENTION, l’exercice sera illustré avec La Guerre des étoiles, spoiler complet pour ceux qui ne l’auraient pas encore vu (c’est possible ça ??).

1. Introduction de l’histoire

Quel est le contexte de l’histoire ? Un passage très court pour mettre dans l’ambiance de l’histoire.

« Il y a très longtemps, dans une galaxie éloignée, un gouvernement autoritaire et sans merci prend un à un le contrôle de tous les systèmes planétaires connus. Son nom : l’Empire. Tous ceux qui s’opposent à son régime sont impitoyablement exterminés. »

2. Introduction du protagoniste

Qui est le personnage principal ? Présentez le protagoniste en une ou deux lignes descriptives (sur sa personnalité, son physique tout le monde s’en fout à ce stade à moins que ce ne soit un point capital de votre histoire). Indiquez ses motivations au début de l’histoire.

« Luke Skywalker, un garçon de ferme naïf et plutôt doué en robotique, rêve de devenir pilote pour pouvoir quitter la planète désertique sur laquelle il habite. »

3. Incident déclencheur

Qu’est-ce qui représente l’incident déclencheur ? Décrivez la situation, l’événement, la décision ou le changement qui va déclencher l’action initiale du protagoniste et le sortir de sa routine. (À ce stade, il peut encore faire marche arrière et retrouver sa petite vie tranquille.)

« Alors qu’il part acquérir deux nouveaux robots pour aider à la ferme, il découvre que l’un d’entre eux recèle le message secret d’une princesse. Elle possède des plans pouvant servir à détruire l’Empire et appelle à l’aide quiconque pourra les livrer à la rébellion sur une planète lointaine. Luke décide de rendre visite à son ami et mentor Ben Kenobi, un vieil ermite, pour lui demander son aide. »

4. Passage premier-deuxième acte

Quel est le premier tournant décisif ? Décrivez la décision ou l’action qui fait que le protagoniste (et l’histoire) bascule complètement. (À ce stade, il n’y a plus de retour en arrière possible.)

« Ben révèle à Luke l’existence des rebelles qui combattent l’Empire, aidés par la mystérieuse « Force » et les chevaliers de l’ordre Jedi. Il lui intime de faire face à Dark Vador, l’homme qui a tué le père de Luke et cherche désormais à l’anéantir. Luke refuse, mais lorsqu’il retourne à la ferme, il ne trouve que des ruines en flammes. Il n’a plus d’autres choix que de joindre la cause de Ben. »

5. Conflits et rencontres

Quelle est la première difficulté à surmonter ? Dans la phase de confrontation, le protagoniste doit surmonter ses premières difficultés (normalement liées à l’antagoniste, il est donc temps de le révéler). Le plus souvent, d’autres personnages interviennent également à ce moment-là.

« Pour quitter leur planète désertique, Ben et Luke font appel à un pilote mercenaire et son co-pilote alien. Luke, Ben et les deux robots quittent leur planète pour rejoindre l’Étoile de la Mort, lieu de résidence de Dark Vador et base principale de l’Empire. »

6. Climax médian

Quel est le climax médian ? Décrivez le rebondissement (et le changement irréversible induit sur le protagoniste), qui tout comme le passage premier-deuxième acte, change complètement la donne.

« À bord de l’Étoile de la Mort, Luke découvre que la princesse y est retenue en otage. Avec les robots et ses nouveaux compagnons, il part à son secours tandis que Ben cherche un moyen de leur permettre de s’évader de la base impériale. »

7. Ça s’arrange, ou pas

Qu’est-ce qui laisse à penser que le protagoniste approche du but, mais foire lamentablement ? Décrivez le rebondissement qui pourrait assurer la victoire du protagoniste, mais se retourne contre lui.

« Après avoir secouru la princesse, Luke et son groupe tentent de s’évader. Ils sont dans l’impasse, et Ben se sacrifie pour leur permettre de fuir. Il est tué par Dark Vador en personne tandis que le groupe décolle à bord de leur vaisseau.  »

8. Dépression

Quel est le moment où le protagoniste est au plus bas ? Expliquez le conflit auquel doit faire face le protagoniste pour continuer de l’avant.

« Luke est dévasté par la mort de Ben. Mais sa détermination à combattre Dark Vador et aider les rebelles dans leur combat n’en est que plus grande. Il s’allie à l’armée rebelle et les aide à mettre au point un plan d’attaque contre l’Étoile de la Mort. »

9. Climax

Quelle est la confrontation finale entre le protagoniste et l’antagoniste ? Décrivez le conflit final.

« L’Étoile de la Mort rejoint l’armada rebelle et l’attaque commence. Luke rejoint un escadron d’assaut. Les rebelles doivent faire face à des pertes colossales, et bientôt, Luke reste l’un des rares pilotes avec un vaisseau encore en état de combattre. Il tente sa chance et lance l’assaut final. Guidé par l’esprit et la voix de Ben, il s’ouvre à la Force et parvient à placer le tir critique qui détruit la base impériale. »

10. Résolution

Quel est le dénouement ? Décrivez le retour à la vie « normale » (ou pas) de vos personnages suite au climax.

« Avec l’Étoile de la Mort détruite et l’Empire en déroute, les rebelles tiennent une grande cérémonie en l’honneur de Luke et ses amis. La princesse leur remet des médailles pour leur bravoure. »

11. Conclusion de l’histoire

Quel est l’état d’esprit final ? Quel que soit le résultat de votre histoire, quelle en est l’ambiance/état d’esprit final (si possible du point de vue du protagoniste).

« Bien que Luke soit toujours attristé par la perte de Ben et de sa famille, il a trouvé sa place parmi les rebelles, et avec eux, il est prêt à continuer le combat contre l’Empire. »

Voilà… Vous prenez vos réponses, vous assemblez, peaufinez un peu le vocabulaire, les répétitions, les liaisons et tutti quanti, et hop, presto : vous avez votre synopsis !

Article du 6 septembre 2013

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Corriger un roman – INTRO

correctionsNous avons exploré la phase de conception d’un roman à travers les séries sur la méthode du flocon, la scénarisation et la résultante hybride des deux. Aujourd’hui je vous propose de faire un bond dans le temps et de passer directement à la phase de correction. Cette série se déroulera en quatre articles :

1. Cette intro ;
2. Révision du fond ;
3. Révision de la forme ;
4. La conclusion.

Commençons tout de suite avec une question importante :

Jusqu’où corriger son texte ?

Si vous êtes de ceux qui pensent : « Jamais ! Mon premier jet est final et les correcteurs se chargeront des menus fautes et coquilles pendant que je planche sur mon prochain chef d’œuvre », merci d’être venu, vous pouvez passer votre chemin – et probablement supprimer ce blog de vos favoris. Par contre, si en lisant le titre de cet article vous avez eu une ou plusieurs des réactions suivantes :

  • Kit du chasseur de vampireVous avez levé les yeux au ciel dans un souffle déprimé en laissant retomber vos épaules de deux crans ;
  • Vous n’avez pas pu retenir un petit rictus narquois – car vous venez vous-même de finir vos corrections, hein ? C’est ça ?
  • Vous êtes pris d’une soudaine crise d’urticaire ;
  • Vous avez remis le manuscrit qui trônait fièrement sur votre bureau depuis une semaine, dans son tiroir, sans même l’ouvrir, et êtes parti massacrer la manette de votre console de jeux ;
  • Vous avez fondu en larmes en susurrant « Pourquoi tant de désarroi, ô monde cruel ? Cette tâche, n’en verrai-je point le bout du tunnel ? » – ou plus prosaïquement « putain, j’en peux plus ! »
  • Par pur réflexe, vous avez sorti un crucifix, un pieu et une gousse d’ail – pardon, je voulais dire un Bescherelle, un dico et une gomme.

… alors bienvenue à bord. 😉

Rien ne me ferait plus plaisir que de vous donner LA réponse à cette vaste question « Jusqu’où corriger son texte? » à travers le présent article. Franchement, cela me rassurerait, je n’aurais plus de sueurs froides la nuit, de crises d’angoisse au lever et de coups de déprime durant le trajet au boulot. Malheureusement, en tant qu’auteur, je suis très bien placé pour savoir que les mondes imaginaires ne sont que dans mes écrits. Dans la vraie vie, je n’ai pas la réponse absolue à cet épineux problème qui touche beaucoup d’entre nous.

Je pourrais vous faire des réponses à l’emporte-pièce du type :

Jusqu’où corriger son texte ? Jusqu’à la mort ! => Provocateur et un brin militant, mais pas d’une grande aide – si ce n’est pour le nuage de tags et les statistiques Google.

Plus simplement, je vous dirai qu’il faut le corriger jusqu’à ce qu’il soit « bon ». Oh ! Je sais, ça n’aide pas beaucoup plus. Tout est dans la définition du terme et nous avons sans doute tous notre propre définition d’un bon texte ou d’un mauvais.

Je vous propose donc de laisser la partie subjective de côté, après tout, écrire reste un art et il n’y aura jamais de majorité absolue sur ce qui est bon ou pas dans ce domaine – enfin j’espère, car la pensée unique est un concept qui me fait très peur ! Reste cependant à se pencher sur la partie objective de la chose. En effet, aussi artistique soit l’acte d’écrire, il n’en reste pas moins des règles et techniques de base à respecter (tout comme les peintres avec les mélanges de couleur ou les sculpteurs avec leurs outils différents en fonction des matériaux utilisés).

Dans les prochains articles de cette série, nous passerons donc en revue les points clés à vérifier sur le fond – j’en vois déjà monter sur leurs grands chevaux. Si si, il y a bien des choses « objectives » à vérifier sur le fond. Et sur la forme. Pour illustrer nos propos, nous utiliserons un best-seller français sorti en 2011 chez un grand éditeur. J’en tairai le nom par respect du travail d’écriture, mais pour référence nous utiliserons les informations suivantes :

  • Titre du roman = Le vieil artefact.
  • Auteur = Nikkos Brisant.
  • Éditeur = Mitch Bottom.

 

Première publication le 31 mai 2013

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En papier, en numérique ou sur du papier toilettes : lisez !

Souvent, je tombe sur des « cartes » qui disent J’aime l’odeur des vrais livres. Ou Un livre papier a une âme. Ou encore Rien ne vaut le livre papier et ces pages qu’on tourne. Je tombe aussi, souvent, trop souvent, sur des discussions où un/e intervenant/e est catégorique : Je hais le numérique ! C’est la mort du livre ! Le numérique est une voie de garage ! Cette guerre entre le « vrai livre avec une âme » et le « brouillon numérique par dépit » est lassante en plus d’être totalement ignorante.

Il y a quelques années, j’étais de celles et ceux qui ne voulaient pas troquer le livre papier pour rien. Je regardais les blogueuses littéraires qui troquaient l’encre pour l’e-ink et je me disais « Zeus, comment c’est possible ?! Quelle trahison ! ». Note : je me disais. À aucun moment, je ne suis allée attaquer ces mêmes blogueuses parce qu’elles testaient, à chacun son éducation… Puis, en 2012, ma vie a changé. Je vivais entre deux pays (l’un des deux pays étant loin sous les Tropiques) (Quand on dit Tropiques, on pense de suite aux Caraïbes. Non, camarades, ce ne sont pas ces cocotiers-là.) (En plus, il n’y a pas que des cocotiers, sous les Tropiques, il y a aussi des gratte-ciels modernes, en verre et béton armé dernier cri.) et je n’avais plus mes livres avec moi. J’avais (et j’ai…) une centaine de romans papier qui attendaient patiemment que je me dévoue et leur consacre du temps, mais le temps, je n’en avais pas/plus, et je n’ai pu qu’emmener trois livres dans mon sac à dos en me demandant si je ne faisais pas une erreur. C’est vrai, quoi, de 100+ romans, pourquoi ces trois-là ? Pour la bibliophile que je suis, c’était un crève-cœur. Pendant que j’étais sous le soleil (c’est pour l’image, hein ? Je n’aime pas trop le soleil, au fait.), j’ai terminé mes trois romans et je me suis penchée sur les livres qui étaient à ma disposition, mais aucun n’était en français. (Note pour ceux qui viennent de tomber sur [EC] — Bienvenue, au passage —, je ne suis ni française ni francophone de naissance.) Et j’avais besoin de lire en français, et j’ai eu la panne de lecture de ma vie. Là où j’étais, la poste est inexistante, alors rien que de penser commander un livre en France pour le faire expédier c’était de l’utopie (j’attends toujours une lettre et ça fait deux ans qu’elle a été envoyée…). J’ai lu des manuscrits qu’on m’envoyait en .pdf et c’était pénible, non pas parce que c’était du .pdf, mais parce que je ne pouvais lire que sur mon ordinateur et c’était pas l’idéal. À ce moment-là, j’ai commencé à envisager sérieusement l’achat d’une liseuse. Quand je suis rentrée en France, j’ai sauté le pas et j’ai acheté mon deuxième meilleur ami après l’ordinateur. Pouvoir acheter un livre en un clic et le lire une seconde plus tard, même à l’autre bout du monde, c’était comme un rêve. Après avoir été privée pendant des mois, me revoilà plongée dans la littérature francophone. C’était l’euphorie, je venais de découvrir le chocolat.11044579_805768369460258_4653094017893924861_n

En découvrant le format numérique, mon moi-lectrice était comblé. Restait le moi-écrivain, celui qui ne pouvait pas les soumettre parce que les soumissions papier étaient impossible. Je ne lisais quasiment plus que des e-books, c’était l’idéal pour la nomade digitale que j’étais. Vivre entre deux continents, faire toujours attention à l’excès de bagages et être passionnée de littérature, l’équation est vite faite et le résultat est vite trouvé : le numérique était ma solution. Alors j’ai soumis des romans à des maisons d’édition exclusivement numériques. Ce n’était pas par dépit, c’était un véritable choix qui s’inscrivait dans mon mode de vie. Depuis, j’ai publié cinq livres, un en papier (et j’ai dû attendre un nouveau passage en France pour l’avoir dans les mains, ce qui est vraiment frustrant pour un écrivain) et quatre exclusivement en numérique. Et selon les retours que j’ai eus, j’ai pu faire rire, sourire et pleurer avec mes textes digitaux et ils ont autant d’âme que s’ils avaient été imprimés.

Ce n’est pas le support qui fait le livre. Ce n’est pas le support qui donne l’âme à votre écrit. Ce sont les mots. Et les mots n’ont pas besoin de papier pour vivre. On peut être ému quand on entend un conteur, quand on écoute une musique, quand on voit un film. À aucun moment, le support n’a été la raison pour laquelle vous avez ri, souri, pleuré, ou/et réfléchi.  À aucun moment, le papier n’a été la raison pour laquelle une histoire est devenue vivante. L’imagination n’a pas besoin de papier et d’encre, elle a juste besoin d’expression. Un tableau. Une sculpture. Ou pas. La paréidolie joue de vos sens, vous raconte quelque chose. Vous avez le droit de ne pas aimer le numérique. Vous avez le droit d’adorer l’objet livre. Je suis un auteur numérique et je ne hais pas le papier, je ne le renie pas. Les deux formats peuvent vivre ensemble (trois formats, d’ailleurs, avec le livre audio !). C’est clairement plus facile de faire dédicacer un livre papier (même si dédicacer un e-book est tout à fait possible). C’est beau, ces étagères qui croulent sous les livres, ces couvertures dans les rayons d’une librairie. Mais avoir ma bibliothèque, de 100+ livres dans un objet fin comme un passeport, avoir accès à toutes mes lectures à l’autre bout du monde sans passer par le dilemme du livre à emporter… Quel pied !

Les gens, vous aimez lire. Alors lisez. Papier. Liseuse. Papier toilettes. Boîte de céréales. Notices. Peu importe. Lisez. Vous n’avez pas eu besoin de papier pour imaginer, vous avez besoin de mots. Alors voyagez avec les mots et les histoires qu’on vous raconte. Le support, franchement, n’est qu’un détail.

Bonnes vacances et bonnes lectures. 🙂

Jo Ann von Haff.

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