Coups de cœur

Fleurs de dragon de Jérôme Noirez

Noirez couvertureSalut à tous !

En préambule à cette chronique de novembre, je voudrais souhaiter un très joyeux anniversaire au site d’[Espaces Comprises], qui souffle sa première bougie ! Un site sur lequel j’ai appris beaucoup de choses en tant qu’auteur, même semi-confirmée, et qui me rappelle chaque jour une chose : on a tous besoin de s’entraider, nous, les auteurs. Sans cela, l’écriture serait un chemin solitaire triste à parcourir… vous ne trouvez pas ? Alors merci à [EC] d’exister, merci aux quatre admins géniaux qui ont un jour (ou une nuit, les connaissant !) décidé de se lancer dans cette folle aventure !

On se dit à l’année prochaine pour souffler la deuxième bougie ensemble, ok ? D’ici là, chers membres d’[EC], ne changez rien ! (Ou alors en mieux, mais pour ça, je vous fais entièrement confiance ;-))

Mais revenons à nos moutons, euh, nos chroniques…

Aujourd’hui, je vous invite à voyager dans l’espace et dans le temps… direction l’un de mes tout premiers coups de cœur en littérature SFFF francophone, qui se situe dans le Japon du XVe siècle. Vous êtes prêts ? Accrochez-vous à vos sabres et à vos chignons, c’est partiiii !

Fleurs de dragon – cycle Ryôsaku, tome 1
Jérôme Noirez
Éditions J’ai Lu
Paru en 2009

Japon, 1489.
Officier de justice, Ryôsaku se voit confier par le shôgun la mission de poursuivre de mystérieux criminels qui traversent une partie du pays en laissant derrière eux des cadavres de samouraïs. Pour accomplir sa tâche, Ryôsaku sera aidé de trois jeunes samouraïs d’une quinzaine d’années, Kaoru, jeune coq et peureux ; Keiji, adolescent tourmenté ayant déjà tenté de se faire seppuku ; Sôzô, joueur de biwa qui rêve de devenir compositeur.
Dans un pays sombrant dans la guerre civile, en compagnie de trois adolescents maîtrisant l’art du sabre, mais hantés par un passé douloureux, Ryôsaku traque sans merci ces tueurs insaisissables.
Intrigue policière et roman d’apprentissage, Fleurs de dragon entraîne le lecteur dans un monde mouvant, peuplé de moines aveugles, d’un monstre légendaire et de fillettes se prenant pour des ninjas, un monde sombre où est enfoui un terrifiant secret…

Un coup de cœur ! Pourquoi ?
Parce que, tout d’abord, l’écriture est très belle. Une mention spéciale aux métaphores, toujours très bien trouvées, et qui  tournent autour de la nature. Ça m’a rappelé les poésies japonaises : simples mais belles, où la nature a toujours une grande place.
Ensuite, le cadre historique en lui-même : l’auteur connaît son sujet, on sent qu’il le maîtrise très bien, mais il n’assomme pas son lecteur d’informations inutiles. Ce que j’ai bien aimé, aussi, c’est que les détails historiques faisaient à chaque fois écho à mes cours de civilisation japonaise… ;)
Enfin, les personnages : ils sont peu développés, peu décrits, mais tout de suite caractérisés. Ils sont surprenants, et on s’attache à eux dans les premières pages. J’ai autant apprécié l’officier Ryôsaku que Sozô le samouraï joueur de biwa, Kaoru le fier et maladroit qui nous fait rire, ou bien encore Keiji le samouraï orphelin en quête de vengeance. Ces trois derniers personnages sont des adolescents, et ils n’échappent jamais bien longtemps au « marteau de sagesse » de Ryôsaku, qui leur en donne des coups à chaque bêtise ! ^^
Par contre, ne vous attendez pas à une ambiance fantasy : nous sommes plutôt dans le fantastique. Et encore, nous flottons à la limite entre la magie et le réel. Il y a certes une force surnaturelle, mais celui fait partie du quotidien des japonais à cette époque… c’est un temps rempli de kami, d’esprits maléfiques, de démons transformés en femmes, de kappa, de renards : du roman historique à ambiance fantastique, en somme ! Mais de la SFFF tout de même, bien entendu, sinon je ne vous en parlerai pas ici. ;-)

Bref : belle écriture, histoire sympathique, personnages attachants, cadre envoûtant… j’ai adoré !

En plus, à la fin, il y a un glossaire sur les armes utilisées par les personnages, ainsi qu’un petit précis historique rapide, décrivant les guerres d’Onin (Onin no ran). Le roman se situe juste après celles-ci, lors de la reconstruction de Kyôto.

Un incontournable si vous souhaitez vous initier aux mystères du Japon médiéval !

Autres articles de cette série :
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3 réponses à Fleurs de dragon de Jérôme Noirez incluant les trackbacks et les pings.

  1. Belette Pygmée a dit :

    Et hop, un roman de plus dans ma PAL!

    Le thème m’intéresse vraiment et les personnages ont l’air des plus sympa… (y a même un côté manga dans la description que tu en fais) ^^
    petite question: quel est le public visé?

    • Cécile Duquenne a dit :

      Yeah, j’espère qu’il te plaira ! ^_^
      Le public visé est clairement ados/jeunes adultes, mais il y a différents niveaux de lectures par ailleurs qui rendent le roman assez profond… ^^

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