La méthode dite « du flocon » expliquée et illustrée – Étape 4

This entry is part 5 of 12 in the series La méthode du flocon

L’étape 4 – Description des personnages et des lieux (1h/personnages et lieux principaux)

Une phrase, un paragraphe et deux heures plus tard, votre cerveau devrait déjà être en feu. Soit parce que vous l’avez forcé dans une ligne directrice inhabituelle – et, croyez-le ou non, agiter de nouveaux neurones, ça fatigue –, soit parce que vous êtes impatient de continuer, soit parce que les idées bouillonnent avec toute cette réflexion. Vous voyez des scènes, devinez des fils conducteurs, entendez des dialogues, un peu comme à l’étape 1 de ruminage, mais cette fois-ci en moins chaotique, vous commencez à sentir OÙ et COMMENT cela va s’imbriquer. Parfait ! Continuons la construction avec les personnages et les lieux.

Comme avant, nous ne sommes pas encore là pour détailler, mais juste répertorier les personnages principaux et, si besoin, les lieux (ce n’est pas obligatoire s’il n’y en a pas qui tienne une place majeure dans votre histoire, c’est plus important si vous partez sur un huis clos dans un sous-marin ou une base lunaire…). Comme en peinture, touche par touche, rassurez-vous : il y aura une étape pour créer des fiches détaillées et vous pouvez revenir à tout moment ajouter un personnage oublié ou qui prend plus d’importance au fur et à mesure que vous concevez ou écrivez.

Après une ligne et un paragraphe, la suite logique est de remplir une page ! Et comme vous allez le voir, nous reprenons les exercices des étapes précédentes pour les aligner cette fois avec nos personnages.

1 page par personnage ou lieu

Il est temps de trouver des noms à vos protagonistes (pas toujours si simple d’ailleurs… pourquoi croyez-vous que je reste toujours jusqu’à la fin des génériques dans les salles de cinéma ?)

Lorsque c’est fait, appliquez la même logique que pour l’étape 2 : résumez en UNE phrase l’histoire de ce personnage (pas sa biographie, on s’entend bien, plutôt le résumé de ce qui lui arrive au cours de l’histoire, mais cette fois avec le personnage comme point focal, et non l’intrigue générale).

Définissez succinctement ses motivations et ses besoins (ce qu’il veut de manière abstraite et ce qu’il lui faut de manière concrète pour y arriver), ainsi que ses conflits (ce qui l’empêche d’atteindre son but) et son épiphanie (ce qu’il apprend, ce qui le fait changer / grandir).

Enfin, appliquez la méthode de l’étape 3 à ce personnage, en développant la simple phrase en un résumé d’un paragraphe de ce qu’il vit au cours de l’histoire.

Avec ces pages, vous avez désormais une vue générale des personnages et des lieux principaux. Ne vous inquiétez pas, les détails arriveront en temps et en heure. Pour le moment, le but est de continuer sur notre élan et non d’analyser à outrance. Rebondissez de personnage en personnage, puis passez à l’étape suivante.

À noter

Les personnages apprennent souvent beaucoup à leur auteur à propos de l’histoire. Il est très fréquent de revisiter l’accroche et la 4e de couverture des étapes précédente à ce stade : n’hésitez pas un instant, allez les ajuster avant de continuer.

Exemple

Voici ce que cela pourrait donner avec notre projet fictif Et si je te sauvais ? :

Fiche du protagoniste :

Nom :

Kevin Craft (Kev).

Accroche :

Dévasté par la mort de sa femme, il cherche par tous les moyens à changer le passé pour empêcher son assassinat.

Motivation (abstrait) :

Sauver sa femme.

Besoin (concret) :

Briser les barrières du temps.

Conflit(s) :

Il est aveuglé par sa tâche, ce qui lui fait prendre des décisions dangereuses (bafouer les protocoles de l’ONU, ignorer les lois sur la vie privée, expérimenter sur lui-même…).

 Il est sociopathe (pas au sens « tueur en série » du terme, plutôt trouble de la personnalité genre Asperger / évitante / obsessionnelle-compulsive), sa femme était celle qui lui permettait  de fonctionner en société. Livré à lui-même, ses repères sont faussés.

Épiphanie :

Il parvient à remonter dans le temps, mais réalise que le destin n’est pas de ces pages que l’on peut réécrire (version sombre et complexe avec paradoxe temporel où les méchants gagnent à la fin – à la Kanata [150 ventes])

                                                       O U ↓

L’amour est plus fort que tout et il parvient à vaincre les barrières du temps pour sauver sa femme et reprendre le cours de leur vie là où il avait été interrompu. Lui seul gardera le souvenir de ces terribles épreuves, un fardeau bien facile à porter lorsqu’il se noie dans les yeux de sa dulcinée… (version bisounours et simple – à la Levy [150 000 ventes])

Résumé :

Génie à l’intellect et au QI hors norme, Kevin Craft ne serait qu’un marginal asocial si ce n’était pour sa femme et assistante grâce à qui il peut vivre en société et déployer ses talents de chercheur. Lorsque cette dernière est assassinée, il prend le blâme et se tourne vers ses recherches pour pouvoir réparer, coûte que coûte, ce qu’il considère être son erreur. Sans guide et sans repères, il s’enfonce dans une spirale qui l’amène à fréquenter un consortium tenu de main de fer par un certain « Black », dont le seul but est d’usurper ses recherches à des fins de domination mondiale. Le savant, peu concerné par les motifs de son employeur, parvient à mettre au point un système pour le ramener sur les lieux du crime quelques minutes avant le drame, mais Black intervient pour l’empêcher de sauver sa femme afin que cette invention puisse voir le jour et devenir sa propriété.

Fiche de l’antagoniste :

Nom :

Eugene Black

Accroche :

Un financier fou mégalomane prêt à tout pour soutenir le projet de voyager dans le temps.

Motivation (abstrait) :

Dominer le monde.

Besoin (concret) :

Plus d’argent, plus de pouvoir, plus d’emprise.

Conflit(s) :

Il est cloué dans un fauteuil roulant et doit s’entourer d’hommes de main pour mener à bien ses actions. Un complexe de supériorité qui lui fait sous-estimer ses adversaires et/ou collaborateurs.

Épiphanie :

Il réalise que son « protégé » doit échouer dans son sauvetage sinon, paradoxalement, le voyage dans le temps ne sera pas inventé. Au-delà d’accroître son emprise sur le monde, cette invention est la seule qui puisse lui permettre à ses yeux de retrouver sa stature d’Homme (qu’il considère perdue depuis la perte de l’usage de ses jambes)  et de se tenir debout à nouveau.

Résumé :

Milliardaire assoiffé de pouvoir, Black est à la tête d’un consortium international qui agit dans l’ombre sur les marchés financiers, joue avec l’agroalimentaire, la politique, les pays émergents et le Tiers-Monde comme autant de pions sur son échiquier personnel. Blasé par les acquisitions trop faciles, il s’est tourné vers la manipulation des foules avec délectation. Lorsqu’il apprend qu’un savant génial est peut-être en train de trouver une solution pour voyager dans le temps, il est aux anges et voit enfin une possibilité d’assouvir ses envies de domination les plus folles. Il s’imagine déjà maître du monde et se lance dans un financement sans limites du projet. Il perçoit bientôt le frein du projet : son créateur ne cherche qu’à changer un évènement et le principe est de faire voyager uniquement la conscience présente d’une personne dans son corps passé afin de pouvoir agir. Bien sûr, entre ses mains, Black pourrait tout de même s’en servir pour considérablement accroître encore sa fortune, mais ce qu’il y voit surtout, c’est la possibilité de retrouver ce qu’aucune fortune ne peut lui apporter : l’usage de ses jambes ! Dès lors, il décide de laisser le savant achever son dessein et de l’éliminer avant qu’il ne puisse sauver sa femme, s’assurant ainsi de la pérennité de l’invention.

Fiche BONUS « juste pour rire » :

Nom :

Marie Dupont

Accroche :

Un personnage pour illustrer le tutoriel

Motivation (abstrait) :

Exister dans le vrai monde.

Besoin (concret) :

Être lue.

Conflit(s) :

N’étant qu’une suite de caractères sur une page blanche, elle peut difficilement agir directement sur le monde réel et doit le faire par l’intermédiaire d’un lecteur.

Épiphanie :

Elle décide de passer au format numérique et peut ainsi se télécharger dans le cerveau du lecteur, le posséder et enfin agir dans le monde réel.

Résumé :

Un geek jouant à l’auteur pète les plombs en essayant de faire partager sa méthode de conception de roman de fiction sur Internet, car il a l’idée saugrenue que cela pourrait servir, si ce n’est à changer le monde, du moins à aider, qui sait, ne serait-ce qu’une âme perdue. Dépassé par l’ampleur de la tâche, il sombre dans des nuits sans sommeil et bourrées de caféine au cours desquelles il monte de toutes pièces une trame bidon pour servir dans les exemples de ses articles. Mais plus il avance, plus il lui paraît évident que les exemples prennent plus de temps à écrire que les articles eux-mêmes. Il décide alors d’avoir recours à un subterfuge : tirer à la ligne ? NON ! ÇA JAMAIS ! Plutôt laisser une page blanche !

Et c’est ainsi, pour étoffer ses exemples afin de ne pas avoir juste UNE malheureuse description de personnage qui traîne, qu’il a créé du contenu de toutes pièces, de l’en lieu, du « faux personnage juste pour remplir l’espace et donner une idée de la tronche du document à ses 4,37 lecteurs (selon les statistiques Google) ». C’est ignoble. Mais c’est ainsi que MARIE DUPONT naquit ! Six mois plus tard, maintes fois reproduite sous forme de virus informatique transportée par ePUB, elle décimait l’Internet, devenait Reine du Cyber World et décrétait la fin du monde réel. Son plan s’acheva le 21 décembre 2012, à 8h03 GMT, instant où seul son créateur demeura conscient, épargné par la déesse magnanime. Mais comprenant que la production de fraises Tagada ne pourrait désormais plus être assurée, l’auteur, ne pouvant faire face à une vie sans ce goût synthétique sur ses papilles et le bout de ses doigts rougis par le colorant, préféra se donner la mort en avalant son clavier (QWERTY, s’il vous plaît).

Dans les derniers spasmes de la mort, son genou heurta le bouton de son ordinateur qui s’éteignit, emportant Marie Dupont – qui durant tout ce temps avait opéré son plan machiavélique depuis cette unique station – dans le néant…

Bon, assez rigolé ! Je vais vous faire saigner de la truffe. La prochaine fois on s’attaquera… au synopsis (le petit d’abord, on y va étape par étape…).

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Vie quotidienne – 2e partie

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Vie quotidienne

Alimentation

  • Quels plats sont considérés comme des plats de fête ? Quels aliments/boissons sont associés aux fêtes, aux événements, (par exemple les enterrements, les mariages) ou à des moments particuliers de l’année ?
  • Qu’est-ce qui distingue un dîner formel de la haute société d’un repas ordinaire, la quantité et la variété de nourriture mises à part ? Comment les manières à la cour diffèrent-elles des manières de la vie de tous les jours ?
  • Quand un invité arrive, est-ce qu’on lui offre immédiatement une boisson ou de la nourriture, est-ce qu’on attend un certain temps ou est-ce seulement à sa demande ? Y a-t-il une boisson ou un aliment particuliers qu’il est usuel d’offrir à un invité qui vient d’arriver ? À un invité qui part (coup de l’étrier) ?
  • Est-ce qu’il y a une réserve d’eau potable, ou les gens (y compris les enfants) boivent-ils de la bière ou du cidre parce que l’« eau est malsaine » (c.-à-d. contaminée et qui peut rendre les gens malades) ?
  • Quels aliments, bien que comestibles, ne sont jamais mangés (qu’est-ce qui n’est pas kasher) ? Pourquoi ? Est-ce que les aliments humains communs sont toxiques pour les nains ou les elfes (ou vice versa) ?
  • Étant donné le niveau magique/technologique de cette société, quelle est la proportion appropriée des fermiers ou des producteurs de nourriture par rapport à celle des résidants urbains ? Si la production fermière est basée sur la magie, combien de citoyens urbains vont mourir de faim si les sortilèges soutenant les cultures (météo, fertilité de la terre, etc.) échouent soudainement ?
  • Quel est le nombre usuel de repas par jour ? Quand ceux-ci sont-ils servis ? Lesquels sont substantiels, lesquels sont plus frugaux ? Est-ce que certains aliments (par exemple les œufs et le lard) sont réservés principalement à un repas particulier (petit-déjeuner) ?
  • Quels plats ou assaisonnements seraient considérés typiques de cet endroit ? Quels vins ou bières ?
  • Quels aliments sont considérés comme de la nourriture paysanne ? Quels sont les produits de base, mangés communément chaque jour ? Quels aliments sont rares ? Quels aliments sont normalement cuits/mangés crus ?
  • À quoi ressemble la nourriture ? Quelles herbes et épices sont facilement disponibles et lesquelles doivent être importées ? Les épices et aliments importés sont-ils onéreux ou abordables ? Quelles épices sont utilisées communément ? Les gens tendent-ils à aimer la nourriture fortement épicée ou pas ?
  • Comment la nourriture est-elle préservée pour être utilisée durant la saison creuse ? Fumage, mise en conserve, séchage, etc. ? À quel point les méthodes employées sont-elles fiables – est-il fréquent que la nourriture « conservée » s’abîme ?
  • Quand la nourriture est en quantité limitée, qui l’obtient en priorité ? Les manœuvres et les fermiers qui doivent travailler pour produire davantage, les enfants – qui sont la prochaine génération – ou les aînés sages et vénérés ?
  • Quels aliments les non-humains aiment-ils, et comment ceux-ci diffèrent-ils de ceux que les humains préfèrent ? Est-ce certains aliments sont toxiques ou déplaisants pour une espèce alors qu’ils sont considérés comme des mets de choix ou nécessaires à une autre ?
  • Y a-t-il des périodes durant lesquelles les gens sont censés jeûner ou festoyer (par exemple avant le solstice, après la naissance d’un enfant, pendant le Carême ou le Ramadan, après la mort d’un dirigeant, etc.) ?
  • Étant donné l’état des routes et du transport, quelle quantité de nourriture est-il possible d’expédier à un endroit donné avant qu’elle ne se gâte ? (Ceci limite la taille des villes.)

Éducation

  • Combien coûte le fait d’accéder à différents niveaux d’instruction ?
  • Y a-t-il un système organisé d’éducation ? Si oui, qui le fournit : gouvernement, églises, particuliers ? Comment est-il soutenu ? La magie est-elle considérée comme une partie du programme général d’études, ou devez-vous l’étudier en privé ?
  • Quelle sorte d’éducation est disponible, et où ? Y a-t-il des écoles dans chaque ville, ou les gens du peuple doivent-ils voyager s’ils veulent être instruits ? Y a-t-il des universités ? Des précepteurs privés ?
  • Quel est le niveau de l’alphabétisation dans la population globale ? L’alphabétisation est-elle considérée comme une compétence utile/nécessaire pour la noblesse, ou quelque chose dont seuls les scribes/les clercs/les mauviettes/la bourgeoisie ont besoin ? Les livres sont-ils courants ? Comment sont-ils produits ?
  • Qui sont les professeurs ? Comment sont-ils formés ? Qui les paye ?
  • Quel niveau d’éducation est considéré comme normale à chacun des divers niveaux ou classes de la société ? Quel savoir est considéré comme absolument nécessaire pour un gentleman/un noble ? Un marchand ?
  • Quelles choses sont considérées comme des connaissances absolument nécessaires pour un courtisan (poésie, langues, compétence dans le maniement d’armes, etc.) ? Lesquelles sont appréciées mais pas nécessaires ? Lesquelles seraient très embarrassantes si quiconque les découvrait (une passion pour des bandes dessinées, etc.) ?
  • Les professeurs et les érudits sont-ils respectés ? Qui les soutient ?
  • Si la magie requiert un apprentissage, où allez-vous pouvoir l’apprendre ? Comment les gens financent-ils leur formation ? Y a-t-il un système d’apprentissage, ou y a-t-il des écoles de magiciens, ou des cours particuliers/des cours sous tutelle ? Un magicien non formé est-il dangereux, ou juste une personne ordinaire ?
  • Les magiciens ont-ils une langue spéciale qui est employée pour la magie ? Si oui, où l’apprennent-ils ? Est-il est sûr de parler dans cette langue, ou est-ce que tout ce qui y est dit devient automatiquement un sortilège ? Si oui, comment cette langue peut-elle être enseignée sans risque à de nouveaux étudiants ?

Calendrier

  • Y a-t-il un calendrier unique, accepté par tous (qui comprend également la mesure du temps) ou les différents pays, peuples ou races ont-ils des calendriers différents ?
  • Comment le jour est-il divisé en plus petites unités de temps ? Quelles sont-elles (heure de l’Alouette, Cloche du lever de soleil, Nones, etc.) ? Les noms correspondent-ils à quelque chose ? La durée d’une heure est-elle fixée, ou varie-t-elle selon les changements de la longueur du jour lors des différentes saisons ?
  • Quels sont les noms des mois, et combien de jours comptent-ils ? Combien y a-t-il de jours dans une semaine/période correspondant à une semaine ? Combien de mois par année ? Y a-t-il des années bissextiles ? Si oui, qui en garde la trace ?
  • Quels jours sont fériés ou sont des périodes générales de festival ? Que célèbrent-ils ? Y en a-t-il certains qui sont célébrés seulement dans des villes, régions ou pays particuliers ?
  • Quel(s) événement(s) les gens ont-ils utilisé(s) pour dater les années ? Est-ce un événement unique (la création du monde, la fin de la Grande Guerre, l’invention de la puissance atomique, etc.), ou des événements basés sur des occurrences périodiques (la 12e année du règne de Tibère, la 300e année de la dynastie de Han) ?
  • Comment les gens peuvent-ils savoir l’heure ? Y a-t-il des horloges, des montres, des cadrans solaires, etc., ou les gens doivent-ils écouter les cloches du château ou de l’église, ou simplement regarder le soleil ?
  • Certains jours sont-ils considérés comme « hors de l’année » – comme le mardi gras ? Quelle est leur origine ?

Fantasy Worldbulding questions est la propriété de Patricia C. Wrede, merci de ne pas redistribuer le questionnaire original ni sa traduction qui a été publiée ici avec son accord exclusif.

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Vie quotidienne – 1ère partie

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Vie quotidienne

Généralités

  • Que pensent les gens des étrangers ? Des races non-humaines ? Sont-ils prêts à accepter des idées différentes ? À quel point sont-ils cosmopolites ?
  • Y a-t-il beaucoup de mobilité sociale ? Est-il facile ou difficile pour une personne née paysanne d’accéder à la classe moyenne, ou pour une personne de la classe moyenne d’accéder à la classe aristocratique ou à la noblesse ? Y aurait-il beaucoup de résistance ? Une telle personne serait-elle jamais acceptée socialement ?
  • Qu’est-ce qui est considéré comme un luxe ? Le chocolat, le café, le coton, les toilettes, les épices ? Pourquoi ?
  • À quoi les gens ressemblent-ils en général ? Un blond (roux, brun) serait-il remarqué dans une foule ? Quelqu’un d’un mètre cinquante ? De deux mètres ? Un non-humain serait-il remarqué ou y a-t-il suffisamment de non-humains pour qu’ils soient considérés comme ordinaires ?
  • Quelles sont des normes admises d’hygiène personnelle ? Est-ce que la plupart des personnes se baignent régulièrement, ou se baigner est-il considéré comme un risque sanitaire ?
  • Comment se débarrasse-t-on des ordures et autres ?
  • À quoi ressemblent les meubles ? imposants et massifs, raffinés, simples, minutieusement sculptés ou décorés ? En quoi sont-ils faits la plupart du temps ? tissu, bois, pierre, etc. ? Certaines choses (comme les fauteuils) sont-elles réservées aux individus de haut statut ?
  • De quelles manières l’apparence des meubles reflète-t-elle les coutumes des individus (exemple : lits avec des rideaux pour l’intimité dans les demeures médiévales, où les domestiques entraient dans les pièces sans avertissement ; chaises longues courantes dans une société où les gens sont habitués à s’allonger plutôt que s’asseoir, futons qui peuvent être roulés et rangés au lieu de lits dans un pays où les maisons sont très petites, etc.) ?
  • À quoi ressemblent la tuyauterie et les systèmes sanitaires ? Qui les construit et les entretient ? À quel point sont-ils fiables, et qui appelez-vous quand les canalisations se bouchent ? Comment diffèrent-ils entre la ville et la ferme ?
  • Comment les gens font-ils face aux différents désastres ? Le feu, les inondations, les volcans, la peste, etc. ? Quelle est la fréquence de tels désastres ?
  • À quelle heure les gens se lèvent-ils le matin dans la ville ? À la campagne ? Les horloges sont-elles courantes, ou les gens déterminent-ils l’heure grâce le soleil ou en écoutant les cloches d’église ?

Mode et habillement

  • Qu’est-ce que portent les gens ? Est-ce cher ? Les matériaux peuvent-ils être produits localement, est-ce qu’ou une partie ou tout doit être importé ?
  • Les armes, telles que des épées ou des pistolets, sont-elles un accessoire vestimentaire standard pour une partie/toutes les couches de la société ?
  • Certains vêtements sont-ils traditionnels pour certains métiers – par exemple, uniformes militaires, robes longues de juges/perruques, uniformes d’équipes de sports, etc. ? Quel degré de variation est permis ? Un disciple pourrait-il porter une tunique vert fluo pour autant que la coupe soit correcte, ou est-ce que ce serait trop ? Qu’est-ce qui est le plus important, la couleur ou le style ?
  • Est-ce que les teintures pour certaines couleurs – pourpre, indigo, etc. – sont rares, rendant un tissu de ces couleurs plus cher ou réservé à la noblesse ou aux gens de statut élevé ?
  • Y a-t-il des lois somptuaires définissant qui peut porter quoi ? Quelles sont les sanctions ? Qui décide quand des changements sont nécessaires ? À quelle fréquence ces lois sont-elles ajustées ?
  • Y a-t-il des modes/manies dans des objets autres que les vêtements – modèles de chariots, meubles, etc. ?
  • Y a-t-il des modes/manies dans la magie – les sortilèges à base de plantes sont-ils « in » cette année et les sortilèges rituels « has been » ou vice versa ?
  • Combien de changes des vêtements une personne normale peut-elle se permettre ? Une personne noble ? Un paysan ?
  • Quelle est la mode actuelle pour les vêtements ? Les chapeaux ? Les bijoux ? Les chaussures ? De telles modes diffèrent-elles pour les humains/les non-humains ? Entre la ville et la campagne ?
  • Quels matériaux sont adaptés pour le climat ? Quels matériaux doivent être importés, et sont donc réservés pour les vêtements onéreux de la bourgeoisie ?
  • Quelles choses sont considérées comme vulgaires et de mauvais goût et quelles choses sont élégantes ?
  • Quels styles de décorations et d’accessoires sont communs ? Quelles couleurs et combinaisons de couleurs sont considérées comme allant bien ensemble ou comme jurant ? Les avis sur ceci varient-ils de race en race ?
  • Quel physique et quelles caractéristiques physiques sont actuellement à la mode ? Peau bronzée ou peau pâle, malingre ou robuste et sain, gros ou mince, blond ou brun, muscles ou style « geek », etc. ?
  • Comment les modes non-humaines reflètent-elles leur physiologie ? Les dragons s’habillent-ils pour le dîner ? Les sirènes ont-elles un tabou de nudité ?

Manières

  • Qu’est-ce qui distingue un dîner formel de la haute société d’un repas ordinaire, la quantité et la variété de nourriture mises à part ? Comment les manières à la cour diffèrent-elles des manières de la vie de tous les jours ?
  • Quelles sont les règles de préséance – qui passe les portes en premier ? Qui est présenté en premier ?
  • Y a-t-il une distinction entre les bonnes manières officielles ou de la cour et les bonnes manières informelles, de tous les jours ? Quand et où les gens sont-ils censés faire le plus attention à leurs bonnes manières ?
  • Quelle est l’importance des « bonnes manières » dans cette société ? Que sont les bonnes manières quotidiennes ? Comment les « bonnes manières » diffèrent-elles de race en race ? Comment les gens/nains/elfes/dragons réagissent-ils quand quelqu’un s’est montré, selon leurs normes, très grossier ?
  • Quand un invité arrive, est-ce qu’on lui offre immédiatement une boisson ou de la nourriture, est-ce qu’on attend un certain temps ou est-ce seulement à sa demande ? Y a-t-il une boisson ou un aliment particuliers qu’il est usuel d’offrir à un invité qui vient d’arriver ? À un invité qui part (coup de l’étrier) ?

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La méthode dite « du flocon » expliquée et illustrée – Étape 3

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L’étape 3 – La 4e de couverture (de conception) (1h)

Fort de notre simple phrase issue de l’étape 2, on commence à bâtir brique par brique.

En reprenant l’accroche et l’approche de l’étape précédente, il faut maintenant développer un paragraphe complet pour résumer l’histoire. Pour se faire, il faut intégrer du CONFLIT. C’est très important, le conflit ; c’est ce qui fait vivre un récit. Il devrait toujours y en avoir dans une scène ou un chapitre, que ce soit un problème à résoudre, une tuile pour le héros, un désaccord entre personnages, ou autre : bâtissez sur le conflit, c’est le ciment des histoires.

Idéalement, vous étofferez la phrase de l’accroche en un paragraphe qui sera lui-même composé de cinq phrases. Pourquoi cinq, me demanderez-vous ? Eh bien, parce qu’il est temps de rencontrer les méandres du storytelling 101 et la raison pour laquelle cette méthode est ciblée pour les romans de fiction.

Storytelling 101

Quèsaco ? En bon français, j’imagine que cela donnerait : « Les bases de l’art pour raconter une histoire ». Le « 101 » est dû à la codification des cours en Amérique du Nord, le premier chiffre représente le niveau du cours et les deux autres la leçon. Donc Niveau 1 Leçon 01 (101) représente toujours le B-A-BA d’une discipline.

Alors Storytelling 101, ça sonne américain comme ça, mais – comme souvent – ils n’ont rien inventé. J’aurais aussi bien pu titrer « La poétique » (Aristote, 335 av. J.-C.), mais avouez que j’ai capturé votre attention sur coup-là ;-). Il s’agit donc des bases de la dramaturgie et de la structure des récits que nous devons aux Grecs et pas à Hollywood. Loin de moi l’idée de vous faire un cours magistral sur la chose, ce sera le sujet d’une autre série d’articles. Dans le cadre qui nous intéresse, nous allons simplement exploiter la structure du récit pour nous aider à bâtir notre 4e de couv’.

Deux structures de base

ATTENTION ! J’entretiens moi-même une relation haine/amour très étroite avec ce qui suit. Je ne suis pas un fervent défenseur de l’idée de suivre ces structures aveuglément (écrire de la fiction, pour moi, reste un acte créatif et l’histoire est une entité à part entière qui peut et doit imposer ses besoins à son auteur). N’empêche qu’il faut bien commencer quelque part : on ne battit pas une cathédrale sur un champ, on érige d’abord des fondations.

La structure en 3 actes (du pur Aristote)

L’archétype de la structure de récit, ne la rejetez pas avant de l’avoir testée ! Apprenez à la connaître avant de la décrier, des best-sellers sortent toutes les semaines en suivant cette structure.

Bref, la structure en 3 actes c’est Début → Milieu → Fin avec un tournant décisif entre chaque. Pour un roman, on préfère parler en « écueils » plutôt que « tournants » car nous n’avons aucun artifice visuel ou acoustique pour dynamiser le Milieu qui est plus long et on ajoute donc en général un écueil dans le second acte. N’oubliez pas, écueil, blocage, obstacle, appelez cela comme vous voulez, mais il faut bâtir sur du CONFLIT.

Le développement est assez linéaire. Votre personnage principal fait face à une situation (écueil 1) qui le propulse dans une tourmente (au sens large) dont il va devoir se sortir en faisant face à l’écueil 2 (éventuellement) et l’écueil 3, avant de retourner à sa vie normale (ou pas).

La structure « 3 écueils et une fin »

Les transitions sont moins marquées dans cette structure, il n’y a pas « d’actes » à proprement parler, mais toujours du CONFLIT marqué par une série d’écueils entravant la progression du personnage principal !

L’idée est ici d’être progressif (donc environ 25 % entre chaque écueil) et de développer à chaque fois la venue du prochain problème (ou écueil) et ce jusqu’à la résolution finale. On voit donc bien que le conflit fait avancer l’histoire. D’ailleurs, si le premier écueil peut être fortuit, les suivants devraient découler des actions des personnages eux-mêmes qui, en essayant de progresser, enveniment la situation. Évitez les interventions divines après le premier écueil, le restant du conflit devrait se construire par la trame et les actions de vos personnages.

 

  • Dans le modèle « étape par étape », le développement se fait par à-coups. Notre personnage rencontre un problème, le règle, en trouve un second sur sa route, le règle à son tour, et ainsi de suite jusqu’à la conclusion.
  • Dans le modèle « mise en place + du conflit jusqu’à la fin », le développement s’amorce par un écueil particulier qui change la condition du personnage principal. À partir de ce point, il essaie de s’en sortir, mais retombe toujours dans la condition précaire qui est la sienne, et ce jusqu’à ce qu’il trouve la bonne voie. La difficulté dans ce modèle est de ne pas stagner. Malgré le schéma de « retour en arrière », il faut pouvoir construire un sens de progression.
  • Dans le modèle « du début à la fin », on retrouve le même schéma répétitif, mais sans mise en place initiale particulière (elle est occultée et/ou suggérée).

Le paragraphe

Il se constitue comme suit :

  1. 1 phrase de présentation et mise en place du récit
  2. 1 phrase pour l’écueil 1
  3. 1 phrase pour l’écueil 2
  4. 1 phrase pour l’écueil 3
  5. 1 phrase pour conter la fin

Soit le fameux total de 5 phrases.

Avec ce paragraphe, vous avez maintenant une idée générale du roman. Rappelez-vous, 1 paragraphe de 5 phrases. Normalement, cela ne devrait pas vous donner des masses de détails, ce n’est pas le but, donc essayez de ne pas y passer beaucoup plus d’une heure.

Encore une fois : inutile d’analyser à outrance, laissez-vous guider, cela devrait être plaisant comme exercice, vous mettez juste vos idées sur papier pour le moment. Pas besoin pour ce paragraphe d’être parfait dans sa construction syntaxique, vous aurez l’occasion d’y retourner et de le peaufiner au fur et à mesure que l’histoire prendra forme dans les étapes suivantes. TOUJOURS revenir en arrière et modifier les étapes précédentes quand une idée change ou s’affine. Par exemple, écrire ce paragraphe peut avoir quelque peu ébranlé votre certitude sur l’accroche de l’étape 2. Pas d’hésitation, modifiez-la pour refléter votre nouvelle approche.

Exemple

Pour notre projet fictif Et si je te sauvais ?, la 4e de couverture conceptuelle ressemblerait à ceci :

  1. [mise en place] Un physicien et mathématicien de génie travaille avec sa femme et assistante sur un système révolutionnaire de projection probabiliste par modélisation du réel pour l’ONU afin de pouvoir prédire efficacement les catastrophes naturelles, humaines et sanitaires.
  2. [Écueil 1] Absorbé par son travail, il arrive en retard à un gala organisé pour lever des fonds et assiste impuissant à l’agression et au meurtre de sa femme.
  3. [Écueil 2] Rongé par le remord, il se plonge dans ses travaux afin de modéliser les événements qui ont conduit au meurtre de son épouse et trouver un moyen de les enrayer, mais pour cela, il fait fi de tous les protocoles et est renvoyé du projet, perdant ainsi toute chance d’aboutir.
  4. [Écueil 3] Il propose alors ses services à un consortium financier intéressé par les capacités de prédiction des marchés de son système, mais ces derniers découvrent ses intentions de retourner dans le temps et décident de l’éliminer pour s’emparer de son invention et dominer le monde.
  5. [Dénouement] Le scientifique déjoue son assassinat et se projette dans le passé pour sauver son épouse, mais les sbires du consortium l’ont suivi et l’en empêchent, car si sa femme ne meurt pas, la machine à voyager dans le temps ne sera jamais inventée et le consortium ne peut passer à côté d’une telle invention dans son arsenal.

Avertissements

Du conflit, du conflit et encore du conflit. Les écueils dont nous parlons ne sont bien entendu que vos PRINCIPAUX obstacles. Entre chacun, le développement de votre trame doit être cousu de conflits également.

J’insiste bien sur le fait qu’il s’agit ici d’une 4e de couverture de conception (c’est-à-dire d’un outil pour VOUS, l’auteur) et non pas de la 4e de couverture commerciale (le petit résumé à frissons au dos du livre et en général écrit par l’éditeur).

Elles sont très rarement les mêmes, et leur différence peut même être très importante… illustration avec Forfait illimité* :

4e de couverture de conception(honnête outil de travail pour vous aider à bâtir votre histoire) 4e de couverture commerciale(mensonge éhonté pour accrocher le quidam – éditeur ou lecteur)
« Un membre d’une ancienne équipe de hackers des années 80 (Jay), reconverti dans la sécurité informatique, reçoit un appel de son premier flirt (Sarah) pour lui annoncer la mort son mari, un ami et ancien membre de l’équipe de Jay. Parti soutenir son amie, Jay et Sarah vont apprendre que cette mort n’est pas accidentelle, mais semble orchestrée par le fondateur de l’équipe de hackers, pourtant cru mort depuis des années, et qui élimine un à un les anciens membres. Essayant de recoller les morceaux avec l’aide d’une organisation …. (censuré pour ne pas dévoiler l’intrigue) (censuré pour ne pas dévoiler l’intrigue)» « Lorsque Jérémy Baltac, ancien membre d’une élite de hackers reconverti comme ingénieur en sécurité informatique, apprend la disparition de l’un de ses anciens compagnons, il ne se doute pas que c’est le point de départ d’une véritable course contre la montre. Les membres de son ancienne équipe sont éliminés un à un et seul Jérémy et le mystérieux « Docteur » semblent être en mesure de déjouer un complot cyber-terroriste international d’une envergure encore jamais atteinte.De Paris à Toronto, de Moscou à New York, c’est l’univers des agences gouvernementales les plus secrètes qui va s’entrecroiser avec celui de l’underground et des pseudonymes colorés dans ce thriller qui vous fera porter un nouveau regard sur les moyens de communication modernes. »

 La semaine prochaine, on se retrouve et on va bien s’amuser en s’attaquant : AUX PERSONNAGES ! (Vivement l’étape 4)

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Organisation sociale – 2e partie

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Organisation sociale

Les relations internationales

  • Ce pays a-t-il des rapports formels avec d’autres pays ? Si oui, qui peut être un ambassadeur ? Y a-t-il des ambassades et des consulats permanents, ou est-ce que des délégués spéciaux sont envoyés seulement quand il se passe quelque chose ?
  • Comment est-ce que des traités sont-ils organisés ? Y a-t-il certains traités importants actuellement en vigueur ou sur le point d’être signés ?
  • À quel point l’attitude officielle envers d’autres pays affecte-t-elle le commerce et les échanges ? Est-ce que les négociants ne tiennent pas compte des tensions entre les gouvernements aussi longtemps qu’ils peuvent réaliser un bénéfice, ou ceci cette attitude peut-elle leur causer des problèmes ? Y a-t-il des douaniers ou leurs équivalents au passage des frontières ? Est-ce que l’exportation/l’importation de certaines technologies/certaines magies/certains produits est réglée par le gouvernement, ou par les cartels non gouvernementaux ? Comment cela affecte-t-il les relations politiques entre les pays ?
  • Quelle quantité d’espionnage officiel et de récolte d’informations est normalement effectuée par les gouvernements ? Les militaires ? Les guildes marchandes et les riches commerçants ? Y a-t-il de véritables organisations, ou l’espionnage est-il effectué par des diplomates et/ou des agents indépendants ? Quelle est l’efficacité actuelle de ce système ?
  • Quels pays/races sont des alliés traditionnels ? Lesquels sont des rivaux traditionnels ? Comment ces traditions affectent-elles les relations actuelles entre les pays et les races ?
  • Quels chefs d’État sont liés par le sang ou par le mariage, et à quel point ces relations sont-elles importantes pour déterminer la politique extérieure ?

Faire la guerre

  • Quels peuples/pays/races ont été en conflit dans un passé récent ? Pourquoi ? Quand et pourquoi la dernière guerre a-t-elle eu lieu ? Qui a gagné ? Qui garde encore des rancunes par rapport à cela ?
  • Quelles armes de guerre importantes sont disponibles (par exemple, les tours de siège – ou beffrois –, les catapultes, les canons, les bombes atomiques) ?
  • À quel point la présence de la magie a-t-elle affecté la stratégie et les tactiques en général ? Les commandants d’armée ont-ils des formations ou des techniques spécifiques pour faire face à diverses attaques magiques ? Comment la magie peut-elle être employée en tant qu’élément d’un plan de bataille, en fonction des divers niveaux de technologie (exemple : obliger un magicien de temps à faire pleuvoir de sorte qu’il soit plus difficile pour les canons ennemis de manœuvrer dans la boue) ?
  • La magie est-elle utilisée principalement pour recueillir des informations (des sorts d’invisibilité, de cristallomancie, etc.), ou y a-t-il des sorts qui sont utiles sur le champ de bataille (appeler un démon pour attaquer l’ennemi, lancer des tempêtes de feu sur lui, etc.) ? Si la magie de champ de bataille est possible, comment peut-on se défendre contre elle ?
  • Comment est-ce que les armées sont habituellement structurées ? Y a-t-il une structure de commande officielle et indépendante, est-ce que tout le monde est officiellement sous le commandement de celui qui leur a demandé de rejoindre l’armée du dirigeant, ou ? S’il y a une structure formelle, quels sont les divers grades et titres utilisés ?
  • L’utilisation d’armes est-elle limitée selon la classe sociale (par exemple les chevaliers qui seraient les seuls autorisés à utiliser une épée et armure, les petits propriétaires qui emploieraient des arcs et des bâtons, les paysans qui utiliseraient des faux, des marteaux, ou tout autre objet disponible) ? Y a-t-il des restrictions, qu’elles soient légales, biologiques ou traditionnelles, sur les types d’armes utilisés par les différentes races ou êtres magiques (par exemple, des elfes ne pouvant pas utiliser des armes faites de fer froid) ?
  • Les décorations ou l’adoubement au titre de chevalier sont-ils possibles pendant en temps de guerre, ou de telles promotions doivent-elles attendre des cérémonies officielles ? Les restrictions sociales normales s’appliquent-elles pendant des périodes de guerre, ou tous sont-ils égaux sur le champ de bataille ?
  • Qui peut appeler des hommes pour une armée, et comment ? Est-ce que le gouverneur demande des hommes à la noblesse, qui fournissent leurs paysans, ou est-ce que le dirigeant peut aller directement chercher les paysans ?
  • Y a-t-il les soldats professionnels/des mercenaires ? Une carrière dans l’armée est-elle possible, ou devez-vous devenir mercenaire ou reître afin de gagner votre vie en tant que soldat ? L’armée accepte-t-elle des volontaires, ou seulement des recrues ? Pouvez-vous monter au rang d’officier en montrant courage et mérite sur le champ de bataille ou est-ce que les positions de dirigeants sont réservées à un type particulier de personnes – les gens qui ont acheté les commissions, les gens qui ont reçu un diplôme de l’école militaire, les fils de guerriers célèbres, etc. ?
  • Quelle est la taille d’une armée typique ? Quel le pourcentage des soldats sera formé (chevaliers, soldats professionnels, gardes, mercenaires) et quel pourcentage sera constitué de recrues non formées ? Donne-t-on une formation aux recrues, ou s’attend-on à ce qu’elles apprennent sur le tas (c.-à-d. dans une bataille) ?
  • Comment l’armée est-elle approvisionnée ? Est-ce que les soldats sont autorisés à profiter de la paysannerie, ou payent-ils ce qu’ils prennent ? Que se produit-il si la caravane d’approvisionnement se perd ou est capturée ? Comment le ravitaillement est-il pris en charge durant de longues campagnes ? Combien de jours de vivres l’armée peut-elle transporter avec elle ? (Voir Alexander the Great and the Logistics of the Macedonian Army, de l’auteur Donal W. Engels (Alexandre le grand et la logistique de l’armée macédonienne. Pas de traduction française disponible pour cet ouvrage) pour les calculs sur le poids maximal qu’un cheval peut porter, sur la quantité de nourriture qu’il doit manger, etc.)
  • Quelles sont les conventions admises pour la guerre (par exemple, combattre seulement en hiver quand personne n’est occupé avec les récoltes ; ne pas faire la guerre à des civils ; utiliser seulement certains types d’armes, etc.) ? Diffèrent-ils de race en race ?
  • Comment la présence de non-humains (nains, vampires, etc.) affecte-t-elle la stratégie, les tactiques et les batailles en général ? Est-ce que des armes spéciales sont exigées si une armée fait face à certains types d’armées non-humaines ? Comment les soldats non-humains pourraient-ils tourner leurs différences physiques par rapport aux humains à leur avantage ?
  • Certaines races non-humaines particulières sont-elles traditionnellement meilleures avec certaines armes (par exemple, les nains avec les haches, les elfes avec les arcs) ? Pourquoi ? Parce qu’elles ont une plus grande force, une meilleure vue, une meilleure dextérité, etc. ?
  • Les relations entre les pays dépendent-elles principalement des relations entre les chefs d’État, ou deux dirigeants peuvent-ils se détester viscéralement sans avoir la possibilité de simplement déclarer la guerre et y entraîner leurs pays ?
  • S’il y a une longue guerre en cours, comment la patrie a-t-elle été affectée ? Les gens appelés à combattre sont-ils beaucoup plus jeunes/plus âgés qu’auparavant ? Les gens ont-ils été forcés d’endosser des rôles qu’ils n’auraient pas endossés traditionnellement ? Des paysans dirigeant des entreprises, des femmes ferrant les chevaux, des enfants fabriquant des munitions, etc. ? Comment ces changements ont-ils affecté la société ? Comment affecteront-ils les rapports entre les races/clans/sexes/classes sociales une fois la guerre terminée ?
  • L’armée fait-elle ou pas de la ségrégation (c.-à-d., hommes, femmes, elfes, nains, personnes violettes ou vertes servant tous ensemble) ? Comment cela affecte-t-il les formations ? Les stratégies ? Certaines races ou groupes sont-ils isolés dans des unités particulières ? Si oui, ces unités sont-elles considérées comme des troupes d’élite ou comme les soldats dont on peut le mieux se passer sur le champ de bataille ? Comment ces attitudes affectent-elles la stratégie ?
  • La science ou la magie ont-elles progressé en général grâce à des développements spécifiques dans les domaines de l’armement, de la tactique, ou de la stratégie ?
  • Y a-t-il des limitations naturelles ou imposées interdisant le développement ou l’utilisation de certains types d’armes (par exemple, seules les armes actionnées par la seule puissance musculaire sont utilisables parce que les « lois de la physique » dans ce monde ne permettent pas la combustion de la poudre) ?
  • À quel point la technologie a-t-elle changé le visage de la guerre ? Y a-t-il des moteurs à combustion interne utilisables pour les grands mouvements de troupe, ou des bateaux à vapeur ?

Les armes

  • Comment les armes de ce pays se mesurent-elles avec celles des villes et des pays environnants ? Y a-t-il eu des innovations récentes qui pourraient déranger l’équilibre des forces, ou chacun en est-il plus ou moins au même point ?
  • Des armes magiques sont-elles disponibles ? La magie peut-elle être employée dans la guerre ? De quelles manières ? Les sorts sont-ils assez rapides pour être utiles dans un combat au corps à corps, ou la magie est-elle davantage une arme de siège, utilisée seulement dans des cas qui ne nécessitent pas de rapidité particulière ?
  • Comment la présence de la magie a-t-elle affecté la technologie de l’armement ? La magie peut-elle rendre les armes plus efficaces ? Devez-vous faire quelque chose de spécial aux murs, aux armures ou aux armes pour les rendre capables de mieux résister aux sortilèges de l’ennemi ?
  • La magie est-elle utilisée principalement pour recueillir des informations (des sorts d’invisibilité, de cristallomancie, etc.), ou y a-t-il des sorts qui sont utiles sur le champ de bataille (appeler un démon pour attaquer l’ennemi, lancer des tempêtes de feu sur lui, etc.) ? Si la magie de champ de bataille est possible, comment peut-on se défendre contre elle ?
  • Comment la présence de la magie a-t-elle affecté la technologie de l’armement ? Peut-on lancer un sort à un objet ordinaire pour le rendre extrêmement mortel (la Poêle de la Mort) ou cela ne fonctionnera-t-il correctement que sur les objets qui sont déjà des armes ? Les objets ordinaires peuvent-ils être enchantés pour être rendus (ou leur utilisateur) extrêmement bons en quelque chose (la Poêle du Gastronome Ultime, le Peigne contre la Tête des Mauvais Jours) ? À quel point ces sorts sont-ils utiles et courants ?
  • Quelles armes personnelles sont à la disposition de qui peut se les permettre ? Est-ce que certaines sont considérées comme des armes « réservées aux nobles » par tradition ou par loi ? Y a-t-il des lois interdisant à certaines classes d’être armées ?
  • Quel est le niveau de la technologie de l’armement ? Y a-t-il des pistolets, et si oui, sophistiqués à quel point (fusil à silex, platines à mèche, fusil, Uzi) ?
  • Quelles armes de guerre importantes sont disponibles (par exemple, les tours de siège – ou beffrois –, les catapultes, les canons, les bombes atomiques) ?
  • Quelles armes et armures sont communes pour des armées ? Pour des mercenaires ? Pour des nobles ? Pour votre paysan moyen essayant de défendre sa maison ?
  • Les armes, telles que des épées ou des pistolets, sont-elles un accessoire vestimentaire standard pour une partie/toutes les couches de la société ?
  • Quelles sont les conventions admises pour la guerre (par exemple, combattre seulement en hiver quand personne n’est occupé avec les récoltes ; ne pas faire la guerre à des civils ; utiliser seulement certains types d’armes, etc.) ?
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