Méthodes

La méthode dite « du flocon » expliquée et illustrée – Étape 1

L’étape 1 – Ruminer (≠∞)

Ha ! J’aime cette étape et pas seulement parce que c’est sans doute l’article le plus court de cette série ;-). C’est aussi la moins structurée et la plus viscérale, je suis certain que vous la vivrez tous et toutes différemment, car je pense que tous les auteurs ont des affinités bien personnelles avec ce « travail ».

Il s’agit de la phase où il est important de se laisser aller et de prendre du temps pour soi. Pas de stress, pas d’objectif autre que celui de laisser votre imagination agir. C’est le moment de trouver le thème profond de l’histoire, de visualiser les personnages, d’imaginer des scènes précises, d’articuler des bouts de dialogues, des situations… bref, de rêver !

Pour moi, c’est souvent une période emplie de musique et de course à pied, mais aussi d’acuité sensorielle hyper développée. Tout devient prétexte à écouter les discussions dans la rue, dévisager les personnes dans le métro, décortiquer les architectures, voir sous un autre angle tout ce qui nous entoure et être dans la Lune. Certains voudront sans doute commencer à prendre des notes de peur d’oublier des étincelles de génie. Faites-le si cela vous rassure, mais succinctement, sur papier (toujours un petit calepin dans la poche). À ce stade, on ne cherche pas le détail, on est plutôt en mode brainstorming. Le but est vraiment de se remuer les méninges, de mélanger les idées les plus saugrenues, de les confronter les unes aux autres. Rien n’est absurde, il faut laisser sortir, c’est souvent dans ce mélange étrange que germent les perles rares.

Personnellement, je prends peu, voire pas, de notes durant cette période. J’aime ce jus primordial qui se forme et qui fait jaillir les idées les unes après les autres. Je l’entretiens, je le fais durer, je le passe et le repasse dans un tamis imaginaire. Au bout d’un moment, le cerveau fait son travail, les idées s’assemblent d’elles-mêmes, se classent ; seules les plus percutantes restent en surface. Le liquide passe et il reste peu à peu une masse malléable de glaise informe qui n’attend plus qu’un sculpteur pour lui donner ses formes. C’est alors le moment de sortir du rêve et de passer à l’étape 2…

Notes

  • Profitez-en pour trouver un titre à votre roman, histoire de lui donner une identité. N’allez pas chercher bien loin, c’est un « titre de travail » pour le moment, il sera sans doute appelé à changer. Pour la suite des articles, nous illustrerons donc par l’exemple avec une œuvre fictive inventée pour l’occasion et répondant au doux titre de série B : « Et si je te sauvais ? »
  • Cette étape n’est pas limitée dans le temps. Veillez tout de même à ne pas tourner en rond. Avoir des idées c’est bien, les concrétiser c’est mieux 

On se retrouve à l’étape 2…

Autres articles de cette série :
La méthode dite « du flocon » expliquée et illustrée – Prologue >>

Cet article a été posté dans Méthodes et taggé sous . Ajouter le permalien aux favoris.
Partager !
Print Friendly

13 réponses à La méthode dite « du flocon » expliquée et illustrée – Étape 1 incluant les trackbacks et les pings.

  1. Ah, ben tien… je fais de la méthode sans le savoir, on dirait…
    Le « brainstorming-ruminage-rêvasserie » je le fais avant chaque chapitre. Mais pour moi, rien ne vaut une ballade en forêt où je peux parler toute seule sans risquer de finir à l’asile. J’en reviens généralement avec le plein d’idée, plus quelques dialogues croustillants ou formules choc et je n’ai plus qu’à me mettre au clavier ! (Bon, ça ne marche pas aussi bien à tous les coups, mais c’est quand même une méthode efficace !)

  2. Laura a dit :

    Mon étape favorite… pendant laquelle j’observe subrepticement les gens (dans le métro, plus précisément), arpente les rues de certains quartiers, écoute beaucoup de musique. Par contre, l’entourage, lui, la déteste, me reprochant d’être plutôt absente et trop absorbée par mes idées! On ne peut pas exceller partout, hein.
    On attend la suite avec impatience, Kanata. J’économise d’ores et déjà pour ton paquet de fraises Tagada.

  3. Clarybelle a dit :

    Je trouve souvent des débuts d’histoire en arpentant les couloirs du métro… Pourquoi cet endroit précisément ? mystère et boule de gommes…

  4. Moi, c’est sous la douche que mes idées de dialogues apparaissent ???
    Et la nuit, je mets tout en place et vois si ça fonctionne.
    Mais je devrais essayer les balades, se parler à soi-même ça sert à savoir si l’histoire et les dialogues s’enchaînent naturellement !!!

    • Kanata a dit :

      Alors… comment dire, ce n’est pas glorieux, mais j’avoue que moi, sur le trône, je cogite un max. J’ai au moins une dizaine de tubes pour le Top 50 qui sont nés de la sensation fraîche de la faïence sur mon postérieur… (au vu de la qualité de la chanson française ces derniers temps, je pense que tous les paroliers ont la même méthode que moi d’ailleurs).

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>