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Peuples et coutumes – 2e partie

Peuples et coutumes

Langue

  • Y a-t-il « une langue commerciale » qui facilite le commerce entre les pays qui ne parlent pas la même langue ? Y a-t-il « une langue universelle » parlée par les personnes instruites ou nobles (ou les magiciens), comme le latin l’était pendant le Moyen-Âge ?
  • Est-ce que certaines ou toutes les personnes sont bilingues ? Y a-t-il une deuxième langue commune que beaucoup de personnes connaissent ?
  • Y a-t-il des langues ou des codes « secrets » connus seulement par les prêtres, les soldats, les magiciens, les membres d’une guilde, etc. ? Pourquoi ont-ils été développés ?
  • Quelles sont les variations dans la manière de parler (accent, prononciation, rapidité ou lenteur de la parole, etc.), dans la syntaxe, et dans l’argot d’une classe sociale à l’autre ? D’un métier à l’autre ? D’une région à l’autre ? D’une race à l’autre ?
  • De quels secteurs les expressions locales d’argot proviennent-elles ? (Exemple : se référer à la bonne fortune comme à « une bonne prise » dans une ville de pêcheurs, tandis que les gens dans une ville agricole diraient « moisson inattendue ».) Quels genres d’expressions imagées les gens emploient-ils ?
  • Dans une culture particulière, pour quelles choses la langue aurait-elle beaucoup de mots spécifiques (par exemple, les Inuits, qui ont une quinzaine de mots pour les différentes sortes de neige) ? Qu’est-ce que les gens de cette culture considèrent comme assez important pour être nommé ? Qu’est-ce que ceci indique au sujet de la manière dont ils voient le monde ?
  • Pour quelles choses est-ce que les personnes de cette culture n’auraient pas de nom, ou auraient un mot qui couvrirait de nombreuses variations ? Que considèrent-ils comme trop peu important pour être nommé ? Comment est-ce que ceci affecte la manière dont ils voient le monde ?
  • Y a-t-il des mots qui ne doivent jamais être prononcés excepté à des moments particuliers, dans les cérémonies, ou dans des circonstances particulières ? Y a-t-il des mots qui ne doivent pas être prononcés en bonne compagnie ? Ces mots diffèrent-ils d’une culture ou d’une race à l’autre ?
  • Sur quoi les gens prêtent-ils serment ? Qu’est-ce que les gens utilisent pour jurer ou proférer des obscénités ?
  • Combien de langues y a-t-il ? Lesquelles sont liées (comme les langues romaines) et pourquoi ? Quelles langues empruntent des mots ou des expressions à d’autres langues ? Laquelle est susceptible d’être parlée le plus largement ? Pourquoi ?
  • Y a-t-il des langues différentes pour les différentes races (nains, elfes, etc.), ou le langage dépend-il davantage de la géographie que de la race/de l’espèce ? Y a-t-il une langue spéciale à apprendre afin de parler aux dragons ou à d’autres créatures magiques ?
  • Les magiciens ont-ils une langue spéciale qui est employée pour la magie ? Si oui, où l’apprennent-ils ? Est-il est sûr de parler dans cette langue, ou est-ce que tout ce qui y est dit devient automatiquement un sortilège ? Si oui, comment cette langue peut-elle être enseignée sans risque à de nouveaux étudiants ?

Éthique et valeurs

  • Sur quoi les gens prêtent-ils serment ? Qu’est-ce que les gens utilisent pour jurer ou proférer des obscénités ?
  • Qu’est-ce qui a le plus de valeur/est le plus désiré dans cette société ? Or, bijoux, drogues, argent, fourrures, rennes, etc. ? Pourquoi cela a-t-il de la valeur/est-il désiré ? Les différentes races donnent-elles de la valeur à différentes choses ? Y a-t-il une race/culture pour qui les choses immatérielles (l’information, le temps) sont ce qui a le plus de valeur ? Comment sont-elles devenues ainsi ?
  • Quelles choses sont considérées normales et acceptables dans cette société qui ne le seraient pas dans la vôtre ? (Exemples : se battre en duel, les drogues, l’homosexualité publique, la polygamie, l’infanticide.)
  • Quelles choses sont considérées choquantes dans cette société qui ne le sont pas dans la vôtre – par exemple, montrer les chevilles d’une femme, manger de la main gauche, lire en public ? Quelle serait la réaction d’une personne ordinaire qui voit quelqu’un faire une de ces choses – se retourner, appeler les flics, sortir une épée et provoquer le contrevenant en duel, etc. ?
  • Quelles sont les limites acceptables de l’honneur et/ou de l’honnêteté dans cette société ? Est-ce que les « mensonges blancs » sont acceptables socialement, ou est-ce que mentir sous quelque forme que ce soit est considéré comme complètement inacceptable ? Le vol est-il un métier acceptable, bien que déshonorant, ou est-ce un crime ?
  • Est-il impossible de rompre un serment pour quelque raison que ce soit, ou pouvez-vous en être libéré si l’autre partie s’avère être une véritable racaille ou si vous n’étiez pas correctement informé ? Qu’est-ce qui est considéré comme la bonne chose à faire si deux serments sont en conflit – décider du mieux que vous pouvez, respecter le serment le plus récent, respecter le serment fait à la personne la plus/la moins puissante, commettre le suicide ?
  • Quelle est l’attitude vis-à-vis de la propriété ? Qu’est-ce qui constitue un « vol » et qu’est-ce qui peut être volé – les pierres précieuses, l’or, le nom ou la réputation de quelqu’un ? Est-ce que les voleurs sont des criminels indépendants, des membres d’une guilde illégale, des hommes d’affaires certifiés par la loi, ou autre ?
  • Qui est considéré un citoyen, avec les droits et les privilèges qui lui reviennent ? Quels sont ces droits et ces privilèges (vote, protection contre les voleurs, le droit à une audience à Rome) et quelles responsabilités vont de paire avec ceux-ci (faire partie d’un jury, fournir des fonds ou des chevaliers pour l’armée du seigneur, etc.) ?
  • Y a-t-il certaines classes de personnes (magiciens, étrangers, enfants, paysans, femmes) qui ont moins de droits légaux ou moins de recours que les citoyens à part entière ? Pourquoi ? Sont-ils considérés mentalement ou moralement déficients, un danger pour l’État, ou y a-t-il une autre logique à cela ?
  • Y a-t-il un groupe de personnes qui ne jouissent pas de leurs pleins droits dans cette culture ? Pourquoi ? Sont-ils ont-ils considéré mentalement ou moralement déficients, un danger pour l’État, ou y a-t-il une autre logique à cela ?
  • Quels sont les sujets controversés dans cette culture ? Au sujet de quoi pouvez-vous entamer une dispute amicale dans n’importe quel bar ? Quels sujets donneront automatiquement lieu à un argument très peu amical ?
  • Quels sont les tabous sociaux – quelles choses « ne se font pas », comme porter un maillot de bain au bureau ? De quelles choses ne parle-t-on pas ? Qu’est-ce qui se produirait si quelqu’un le faisait ? Comment ces tabous varient-ils entre les différentes races ?
  • Quel est le plus grand faux pas social – roter fort à un banquet formel, tirer une lame en présence d’une reine/d’une noble, demander à un nain s’il est de sexe masculin ou féminin ? Quels sujets ou actions causent l’embarras ou la gêne ?
  • Quelles sont les mœurs de la société concernant l’art de courtiser, le mariage et la famille ? Le mariage est-il une institution principalement civile ou religieuse ?
  • Qui sont les personnes ou les groupes envers lesquels quelqu’un a automatiquement un devoir par le simple fait d’être né – sa famille, son village/sa ville, son pays, son gouverneur/président, les dieux ? Quelle est la hiérarchie du devoir parmi ceux-ci – est-il considéré plus noble de suivre les enseignements de sa mère que les ordres de son empereur ?
  • Quelles sont les normes de la beauté pour les gens ? Pour les peintures et les sculptures ? Pour les vêtements et les meubles ? Comment diffèrent-elles des normes dans votre culture (exemple : un pays qui considère le fait d’être bien en chair un critère de beauté) ? Comment le standard de beauté reflète-t-il les traits physiques des diverses races (exemples : les nains pourraient considérer une taille excessive sans attrait ; les loups-garous pourraient être attirés par de longues dents ou un parfum particulier) ?
  • Qui sont les héros et les méchants de l’histoire de chaque pays (par exemple, Washington et Lincoln aux États-Unis, Henri V en Angleterre, etc.) ? Pourquoi sont-ils des héros/des méchants, et qu’est-ce que cela révèle au sujet du pays et des personnes qui les admirent ?
  • Quelle est la vie idéale à laquelle les gens aspirent ? Est-ce que les gens veulent la plupart du temps se retirer dans une petite maison à la campagne, acheter le plus de « jouets » possible, servir dans l’armée/la marine ?
  • Quels types de personnes sont les rebelles et les bannis de cette société ? Comment la société les traite-t-elle ? Quelles actions ou idées feront de vous un banni/un exilé officiel ? Qu’arrive-t-il aux gens qui ne s’adaptent pas à l’ordre social établi – ont-ils leurs propres quartiers, sont-ils invisibles (« dans le placard »), ou les expulse-t-on simplement du pays ?
  • Qui sont les arbitres de l’éthique (par opposition à la loi) ? Comment ont-ils obtenu ce statut d’arbitres ? Qui sont les arbitres sociaux ? Comment ont-ils obtenu ce statut d’arbitres ?
  • Quelles décisions éthiques/morales sont considérées du domaine de la religion, et lesquelles ne le sont pas ?

La religion et les dieux

  • Comment les diverses religions considèrent-elles la magie, le cas échéant ? Y en a-t-il qui l’interdisent ? Pourquoi ou pourquoi pas ? Y en a-t-il qui exigent des prêtres/prêtresses qu’ils soient des magiciens ? Y en a-t-il qui l’interdisent ?
  • Y a-t-il des dieux/êtres divins réels ? Si oui, jouent-ils un rôle actif dans a) les temples, les églises, et les religions qui leur rendent grâce, ou b) dans la vie quotidienne des gens ? Pourquoi ou pourquoi pas ? Combien de dieux y a-t-il, et y a-t-il une hiérarchie parmi eux ? Quels sont les bons et les mauvais, ou est-ce que cela ne signifie rien quand on parle des dieux ?
  • Comment les diverses religions voient-elles les non-croyants ? Les étrangers ? Les non-humains ? Lesquelles soutiennent l’État/le chef de l’État/le gouvernement, et lesquelles s’intéressent principalement aux gens ordinaires ?
  • Quelles coutumes entourent une naissance et l’introduction d’un nouvel enfant dans la famille ? La mère est-elle mise à l’écart durant une certaine période ? L’enfant l’est-il ? Y a-t-il une présentation formelle du nouvel enfant aux parents, grands-parents, au chef suprême, au prêtre ? Est-ce l’occasion d’une fête et d’une célébration, ou chacun fait-il profil bas pour éviter d’attirer les démons ou la malchance ?
  • Quelles coutumes entourent la mort et l’enterrement ? Y a-t-il une classe spéciale de gens (médecins, prêtres, entrepreneurs des pompes funèbres, intouchables) qui s’occupent des cadavres ? Qu’est-ce qui doit être fait et pourquoi (brûler les cheveux pour libérer l’esprit, incinérer le corps pour éviter la nécromancie, placer des pièces de monnaie sur les yeux pour le passeur, etc.) ? Les morts sont-ils craints, vénérés ou ignorés ?
  • Y a-t-il une différence entre les miracles et la magie ? Si oui, comment sont-ils distingués ?
  • Y a-t-il de la tension, une rivalité, ou de l’hostilité pure entre certains dieux réels ? Comment cela affecte-t-il la politique de l’Église ? La vie quotidienne des gens ?
  • Comment la religion s’insère-t-elle dans cette société ? Y a-t-il une église d’État ? La liberté religieuse est-elle la norme ? Les gens voient-ils généralement les temples/les églises comme des parasites ou comme quelque chose d’utile à la société ?
  • Quelles décisions éthiques/morales sont considérées du domaine de la religion, et lesquelles ne le sont pas ? Les dieux se préoccupent-ils de la manière dont les gens se comportent ? Pourquoi ou pourquoi pas ?
  • S’il existe des dieux réels et prouvés comme tels, quel rôle la foi joue-t-elle dans leur culte ? À quoi ressemblent leurs divers rites, et pourquoi ? Quelles offrandes sont considérées comme bonnes, meilleures, les meilleures ? Les gens sont-ils censés choisir un ou plusieurs dieux à adorer et ignorer les autres, ou est-ce que tout le monde adore officiellement tous les dieux ? Comment les gens décident-ils qui adorer ? Comment décident-ils à quel temple ils seront liés ?
  • Quelle importance les diverses religions et philosophies ont-elles dans la vie publique et la vie privée ? Les philosophes et les théologiens sont-ils considérés comme des universitaires dans leur tour d’ivoire, ou débattent-ils au marché, comme Socrate ? Quelle influence leurs théories ont-elles sur la manière dont les gens se comportent réellement ?
  • Les prêtres et les philosophes sont-ils des travailleurs à plein-temps, ou ont-ils besoin d’un travail alimentaire ? S’ils sont à plein-temps, qui les soutient – la congrégation, un patron riche, le fonds d’investissement du temple, le dieu qu’ils servent ?
  • Pourquoi les dieux s’intéressent-ils aux gens ? Sont-ils comme les dieux du Panthéon grec (des humains querelleurs et plus grands que nature), ou sont-ils transcendants et incompréhensibles ? Y a-t-il des limites à ce qu’ils peuvent faire ? À ce qu’ils acceptent de faire ? Les dieux peuvent-ils faire des erreurs ?
  • Comment les divers temples et philosophies expliquent-ils le « problème classique du mal » ? Pensent-ils que les choses négatives sont toujours une juste punition en conséquence d’une transgression, un exercice formateur du caractère, le résultat d’un antagoniste mauvais (Satan, Loki) ou seulement quelque chose que les dieux ne peuvent pas empêcher ?

Population

  • Quelle est la taille de la population de ce pays ? Qu’est-ce que cela représente par rapport à la taille de la population mondiale ? Qu’est-ce qui est considéré comme un village, une petite ville, une grande ville en termes de nombre d’habitants ?
  • Quelle est la diversité de la population de ce pays ? Combien de races différentes (humaines ou non-humaines), de croyances, etc. coexistent en temps normal dans les divers villages et villes de ce pays ? Dans quelles proportions ?
  • La population migre-t-elle de la campagne à la ville, du sud au nord, des montagnes aux côtes, etc. ? Pourquoi ? invasion, épidémie, ruée vers l’or, etc. ? Quels effets cet exode a-t-il eu sur les endroits abandonnés ? Sur les endroits bénéficiant de cet afflux de personnes ?
  • Étant donné le niveau magique/technologique de cette société, quelle est la proportion appropriée des fermiers ou des producteurs de nourriture par rapport à celle des résidants urbains ? Si la production fermière est basée sur la magie, combien de citoyens urbains vont mourir de faim si les sortilèges soutenant les cultures (météo, fertilité de la terre, etc.) échouent soudainement ?
  • Y a-t-il beaucoup d’immigration dans ou hors des divers pays ? Pourquoi ? Depuis ou vers quels autres secteurs ?
  • Quels secteurs géographiques sont les plus fortement peuplés ? Les moins peuplés ? Certains secteurs ou terrains sont-ils plus appréciés par certaines races que par d’autres ? Pourquoi ?

Fantasy Worldbulding questions est la propriété de Patricia C. Wrede, merci de ne pas redistribuer le questionnaire original ni sa traduction qui a été publiée ici avec son accord exclusif.

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